Economie

Arsenal : le club a enregistré une baisse de ses profits !

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Alors que le club londonien d’Arsenal ne cesse d’accumuler d’importants profits depuis son déménagement au sein de l’Emirates Stadium, les Gunners ont affiché un recul de leurs bénéfices au cours du dernier exercice. Néanmoins, le modèle économique du club est loin d’être en péril. Explications…

Le club d’Arsenal vient de dévoiler son bilan financier pour l’exercice 2015-16, clos le 31 mai dernier. Sans véritable surprise, les Gunners affichent pour la quatorzième année d’affilée un bilan financier positif. La formation managée par Arsène Wenger enregistre un résultat avant impôt de l’ordre de 2,9 M£.

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Si les comptes du club londonien sont une nouvelle fois dans le vert, il s’agit néanmoins des profits les moins élevés générés par les Gunners depuis leur entrée dans l’Emirates Stadium, réalisée lors de la saison 2006-07. Et il faut remonter à la saison 2001-02, date du dernier exercice déficitaire des Gunners, pour retrouver la trace d’un exercice financier moins performant.

Cette relative baisse des profits ne provient pourtant pas d’une diminution du produit des activités du club. Arsenal a dévoilé lors de l’exercice 2015-16 un nouveau record de chiffre d’affaires opérationnel, dépassant pour la première fois de son histoire la barre des 350 M£. Le club a enregistré une progression de 6,5% par rapport à l’an dernier.

Cette hausse de ses recettes opérationnelles est surtout due aux revenus télévisuels enregistrés par Arsenal au cours du dernier exercice. Malgré sa deuxième place en Premier League, le club a bénéficié de la plus importante dotation de Premier League grâce à un important nombre de diffusions, dépassant la barre des 100 M£ au niveau national. Le club a également profité de la réévaluation des droits TV de Champions League grâce à l’effort financier réalisé par l’opérateur BT. Le club s’appuie également sur une croissance de ses recettes commerciales (+3,6 M£) grâce essentiellement à la signature d’accords secondaires de sponsoring.

Si la génération de recettes est au beau fixe, Arsenal a néanmoins supporté une hausse de coûts. Malgré une politique prudente en 2015-16, le club a notamment enregistré une hausse des dotations aux amortissements de transferts de l’ordre de 5 M£, se rapprochant désormais de la barre des 60 M£, ainsi qu’une hausse de la masse salariale de 1,6% pour atteindre 195 M£. Les autres coûts de fonctionnement sont restés stables, à hauteur de 70 M£ pour l’ensemble de l’exercice.

Arsenal : le club doit-il faire évoluer son modèle pour maintenir sa compétitivité et ses profits ?

Enfin, le club a également connu une baisse importante de ses revenus exceptionnels. Lors de l’exercice 2015-16, le club n’a réalisé aucune vente importante sur le marché des transferts. Un élément qui tranche par rapport aux saisons précédentes : le club avait notamment enregistré en 2014-15 des revenus à hauteur de 29 M£ provenant de la cession de joueurs. Le club a également enregistré une nette baisse de ses activités immobilières (2,9 M£ de recettes en 2015-16 contre 15,2 M£ en 2014-15) liée à la fin des opérations majeures réalisées sur les anciens terrains d’Highbury notamment.

Même si le modèle économique d’Arsenal est toujours structurellement bénéficiaire, le club va néanmoins avoir besoin de faire des efforts sur certains centres de profits pour maintenir son niveau de compétitivité tout en continuant à générer des profits. Si les importants investissements réalisés lors du dernier mercato estival seront intégralement couverts par la hausse des droits TV en Premier League, le club va devoir également se pencher sur ses autres sources de revenus pour rester dans le peloton de tête européen. Alors que les recettes de billetterie semblent être gelées pour les saisons à venir – le club a consenti à maintenir les prix en place en raison de la colère des supporters – en revanche, la formation londonienne devra certainement revaloriser ses principaux accords de sponsoring. Même si Arsenal est engagé à longue échéance avec Emirates (2019 concernant l’accord de sponsoring maillot, 2028 pour le naming) et Puma (2019), le club pourrait être tenté de renégocier par anticipation ses principaux accords étant donné l’inflation actuellement enregistrée sur les marchés du sponsoring maillot et équipementier au sein des grands clubs européens.

Enfin, concernant le niveau d’endettement d’Arsenal, la direction continue son travail d’assainissement des comptes. Si la dette brute s’élève toujours à plus de 230 M£, elle est désormais quasi-intégralement couverte par les réserves financières du club, qui dépassent pour la deuxième année consécutive la barre des 225 M£. Il n’y a donc aucun souci de banqueroute pour le club londonien et certains supporters (voire actionnaires minoritaires) du club aimeraient que le Board utilise cette importante réserve pour investir plus massivement dans la compétitivité sportive à court terme. Une philosophie qui n’est pas dans l’ADN de Stan Kroenke, actionnaire majoritaire, ni dans celle d’Arsène Wenger, Manager du club depuis désormais plus de 20 ans…

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Source photo à la Une : Pixabay (tunasandwichCC0 1.0)

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