Economie

L’AS Monaco trouve un accord financier avec la LFP

Alors que le Conseil d’Etat doit rendre sa décision demain sur la situation de l’AS Monaco, le club de la Principauté devrait annuler son recours dans les heures à venir. Les dirigeants de l’ASM semblent avoir trouvé un accord avec la LFP. Explications…

Les fans de l’AS Monaco seront bientôt soulagés. Les dirigeants de l’AS Monaco et ceux de la LFP doivent officialiser dans les heures qui viennent un accord permettant au club de la Principauté de continuer à évoluer au sein du championnat de France de L1 tout en conservant son siège social à Monaco. Grâce à cet accord, les dirigeants devraient par la même occasion annuler le recours déposé au Conseil d’Etat.

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Frédéric Thiriez a reçu l’accord du Conseil d’Administration de la LFP pour finaliser l’accord avec l’AS Monaco.

Le feuilleton a démarré au printemps 2013. Face à l’émergence de la puissance financière de l’ASM – racheté par le milliardaire russe Dimitry Rybolovlev – et à la pression fiscale de plus en plus pesante avec l’instauration de la taxe à 75%, la LFP avait décidé de voter un amendement dans ses statuts contraignant tout club évoluant dans le championnat de France à posséder son siège social dans l’Hexagone. Clairement, cette modification avait pour but d’annihiler les avantages fiscaux dont bénéficie l’ASM. La LFP avait fixé comme date butoir le 13 juin 2014 pour que l’ASM se conforme au nouveau règlement en vigueur.

L’accord entre l’ASM et la LFP semble satisfaire tout le monde

Face à cette mesure, l’AS Monaco avait décidé de saisir le Conseil d’Etat afin de faire invalider les modifications votées par le Conseil d’administration de la LFP. Pour les dirigeants de l’ASM, il était hors de question de bouger le siège social du club en France. Le Conseil d’Etat devait rendre sa décision le 29 janvier 2014. En cas d’avis défavorable, Dimitry Rybolovlev avait menacé de quitter le club.

Après plusieurs mois de négociation, la LFP et les dirigeants de l’ASM sont proches d’un accord. Afin de préserver son siège social à Monaco, l’ASM s’engagerait à verser sur deux ans 50 millions d’euros à la LFP. Cette somme permet à la Ligue 1 de faire face à la baisse des droits TV estimées à 40 millions d’euros par saison pour les éditions 2014-15 et 2015-16. L’accord ne prévoit pas une reconduction tacite au-delà de deux ans mais une nouvelle négociation pourrait être ouverte.

Une signature imminente entre l’ASM et la LFP ?

Cet arrangement financier avait pourtant été rejeté dans un premier temps par Dimitry Ryblovlev. En mai 2013, le patron de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët, avait réclamé au président de l’ASM le versement de 200 millions d’euros sur 6 saisons afin de compenser les avantages fiscaux du club princier. Cette somme aurait alors été investie dans la formation. Une négociation que le président de l’ASM a rompue immédiatement, parlant de chantage.

 Certes, le montant et la durée ont été revus à la baisse entre-temps. La signature de l’accord – ou du moins l’entente sur les points importants – doit intervenir très rapidement car l’ASM doit annuler son recours devant le Conseil d’Etat avant demain. Cet accord ravit la LFP qui met fin au danger d’exclusion de l’ASM de la Ligue 1. Il comble également les dirigeants de l’ASM qui réalisent une bonne affaire à court terme. Le déménagement du siège du club en France aurait coûté bien plus cher que le paiement de 25 millions d’euros par saison. Dans l’affaire, seul l’Etat français peut se sentir lésé : il ne récupèrera pas de nouvelles rentrées fiscales estimées à plus de 45 millions d’euros. Mais le gouvernement français s’est tout de même réjoui de l’accord imminent entre la LFP et l’ASM. Visiblement, l’Etat ne comptait pas sur ces recettes supplémentaires.

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