Stratégie

OL : Jean-Michel Aulas sera-t-il éjecté du CA de la LFP ?

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Alors que les élections concernant le renouvellement du conseil d’administration de la LFP se tiendront mercredi, les places seront chères pour les dirigeants de Ligue 1 car la Ligue a reçu 16 candidatures pour 7 places. Et des têtes d’affiche comme Jean-Michel Aulas, actuel Vice-Président de la LFP, sont menacées de ne pas être reconduites à la tête de la Ligue. Explications…

Lors de ses dernières prises de position, Jean-Michel Aulas s’est-il isolé des autres dirigeants du football professionnel français ? Très actif dans la gouvernance du football professionnel français et européen, le dirigeant de l’OL a irrité quelques-uns de ses confrères au cours des dernières semaines en attaquant frontalement le PSG sur sa politique d’investissements et, surtout, en défendant la dernière réforme de la Champions League, présentée par l’UEFA et orchestrée par l’ECA dont il est un membre du Board.

Actuel Vice-Président de la LFP et membre de nombreuses commissions dont celle du développement économique à la Ligue, Jean-Michel Aulas n’est ainsi pas assuré d’être reconduit à la tête de la LFP. D’ailleurs, ce dernier n’a pas hésité à exprimer ses doutes dans l’édition de samedi de L’Equipe. « Ça me fait de la peine (d’entendre que je risque de ne pas être élu). Vexé ? Ça le deviendra le jour où ce sera effectif. S’il n’y a ni le PSG, ni l’OM, ni Lyon, j’espère au moins qu’il y aura Monaco » a alors affirmé le dirigeant lyonnais.

Avec 16 candidats pour seulement 7 élus – Bernard Caiazzo est assuré d’être le huitième homme en tant que Président du syndicat Première Ligue – les places seront très chères pour les représentants de Ligue 1 au sein du Conseil d’Administration de la LFP. Et d’autres gros clubs de L1 pourraient être absents de la représentation en raison d’un timing extrêmement défavorable (OM) ou pour des procédures administratives non-suivies (PSG).

LFP : vers une absence des grands clubs du CA de la Ligue ?

Face aux difficultés rencontrées par certaines locomotives de Ligue 1, les candidats des formations plus modestes pourraient tenter d’éliminer les derniers postulants de gros clubs afin de prendre le pouvoir à la tête de la Ligue et faciliter la mise en place de réformes plus égalitaires. Certains d’entre eux, à l’image de Bertrand Desplats, patron de l’EA Guingamp, plaident notamment pour une réforme importante de la redistribution des droits TV en Ligue 1 pour réduire l’écart de recettes TV perçues entre toutes les formations de l’élite.

En disposant de près de 55% des voix, les clubs de l’élite ont clairement les résultats du suffrage de mercredi entre leurs mains. Néanmoins, les tensions risquent d’être vives et cette élection pourrait laisser d’importantes traces, surtout si les grands clubs de L1 venaient à totalement disparaître du Conseil d’Administration de la LFP. Affaire à suivre…

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Source photo à la Une :  Wikipedia.org (XavounCC BY-SA 3.0)

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