Economie

Le FC Séville prend des risques financiers pour maintenir sa compétitivité sportive

Alors que le FC Séville a présenté un bon bilan financier au cours de l’exercice 2013-14, le club andalou n’hésite pas à prendre quelques risques afin de maintenir un certain niveau de compétitivité sportive. A terme, il sera contraint de développer ses revenus opérationnels pour ne pas connaitre de gros échec financiers. Explications…

Auteur d’une saison 2013-14 exceptionnelle avec un titre européen en Europa League et l’atteinte d’une 5ème place en Liga BBVA, le FC Séville a présenté un bilan financier conforme aux bons résultats sportifs. En effet, le club andalou a affiché un résultat net positif de l’ordre de 4,696 M€, soit un bilan encore meilleur que celui de la saison 2012-13 où il avait enregistré des profits à hauteur de 2,403 M€.

Cette hausse du résultat positif est due à une importante progression des revenus opérationnels du club. Alors que le club avait enregistré 54,560 M€ de chiffre d’affaires opérationnel lors de la saison 2012-13, ce dernier a connu une hausse de 32% de ses recettes lors de l’exercice 2013-14 pour franchir la barre des 72 M€ de revenus.

Bien évidemment, l’excellent parcours réalisé en Europa League a lourdement influencé cette hausse importante du chiffre d’affaires. Grâce à son titre européen, le club de Séville a empoché au total plus de 17 M€ de revenus. Des recettes qui ont fortement impacté la source « revenus de compétitions ».

Néanmoins, malgré le bon parcours européen, le club enregistre une baisse de 15,5% de ses revenus de billetterie. Ce mauvais résultat est imputable à la nouvelle grille tarifaire proposée par le club en début de saison 2013-14, s’adaptant à la crise économique touchant fortement la région. Le club a alors décidé de baisser ses prix afin de maintenir un fort taux de remplissage.

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  • revenus fc seville 2013-14

    Les revenus commerciaux du club sont restés stables, dépassant légèrement le barre des 10 M€ au cours de la saison 2013-14. Pourtant, cet exercice marquait le début du partenariat équipementier avec Warrior, devant contribuer à une hausse de recettes pour le club andalou. Mais la hausse des revenus de la part de son partenaire technique a compensé la baisse globale des recettes publicitaires générées par le club. Enfin, les recettes télévisuelles du club ont progressé de 2 M€ pour atteindre 32,6 M€ en 2013-14.

    Le FC Séville mise sur le marché des transferts pour équilibrer ses comptes

    Malgré la hausse importante de ses revenus opérationnels grâce à son bon parcours en Europa League, le club sévillan possède toujours un résultat opérationnel lourdement déficitaire. Ainsi, lors de la saison 2013-14, le club a affiché des pertes opérationnelles à hauteur de 20,6 M€, réduisant tout de même le déficit de 4,3 M€ par rapport à l’exercice précédent.

    Les pertes financière concernant le résultat d’exploitation sont dues aux charges trop élevées supportées par le club. La masse salariale du FC Séville est clairement en cause : ce poste de dépenses a représenté 90,07% des revenus opérationnels en 2012-13 et 81,67% en 2013-14. Un niveau bien plus élevé que le seuil recommandé par l’UEFA (70%) afin de respecter les règles du fair-play financier.

    masse salariale seville fc

    Pour présenter un bilan financier équilibré en fin de saison, le FC Séville doit alors obtenir lors de chaque saison une balance des transferts largement positive afin de compenser ses pertes opérationnelles. Alors que le club avait déjà affiché une balance positive supérieure à 31 M€ lors de la saison 2012-13, le club a renouvelé cette performance en présente plus de 30,4 M€ de profits sur le marché des transferts lors de la saison 2013-14. Les cessions de Negredo, Kondogbia ou encore Navas ont largement contribué à ce bilan. Le bilan 2014-15 devrait également présenter les mêmes caractéristiques avec la vente de Rakitic au FC Barcelone.

    Clairement, les dirigeants andalous ont privilégié le maintien d’une masse salariale élevée lui permettant de constituer un effectif homogène et important afin d’obtenir de bonnes performances nationales et européennes au détriment d’une structure financière naturellement saine. Le FC Séville se sert alors de la vitrine européenne pour valoriser ses meilleurs éléments et générer des plus-values importantes lors de chaque mercato afin d’équilibrer ses comptes.

    Si le calcul s’avère payant actuellement, le modèle du FC Séville sera difficilement soutenable sur la durée. En cas de mauvaise saison, le club pourrait accuser d’importantes pertes financières. Le club andalou devra absolument chercher à accroître ses revenus opérationnels lors des saisons à venir (billetterie, sponsoring) afin de pouvoir maintenir son niveau de charges actuel.

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