Economie

Classement des résultats nets de Ligue 2 2012-13

Quelques jours après avoir analysé les comptes de Ligue 1, Ecofoot.fr s’attaque aujourd’hui au bilan financier de Ligue 2 pour l’exercice 2012-13. Si le bilan présenté en apparence semble meilleur que celui de l’exercice précédent, certains éléments maquillent une réalité bien plus sombre. Explications…

La Ligue 2 souffre sur le plan économique. Après avoir enregistré une perte nette de près de 47,5 millions d’euros lors de l’exercice 2011-12, l’antichambre de la Ligue 1 accuse un déficit de 21,3 millions d’euros concernant l’exercice 2012-13.

En apparence, les résultats semblent tout de même s’améliorer. Malheureusement, il ne s’agit que d’un artifice financier. Cette baisse de déficit est très largement due à un investissement réalisé par l’actionnaire russe de l’AS Monaco, Dimitri Rybolovlev qui a injecté plus de 49 millions d’euros afin de couvrir le déficit d’exploitation du club de la Principauté. Sans cet investissement important qui embellit le bilan général, les comptes de Ligue 2 se trouveraient dans une situation encore plus difficile que lors de l’exercice précédent avec un déficit bien supérieur à 50 millions d’euros. Preuve en est : deux clubs ont connu une rétrogradation administrative en plus d’une relégation sportive à cause de bilans financiers désastreux (CS Sedan et Le Mans).

Au cours de l’exercice 2012-13, seuls six clubs ont rendu un bilan positif ou à l’équilibre. Parmi les six formations concernées, deux équipes descendaient de Ligue 1 (SM Caen et Dijon FCO) et deux autres clubs remontaient de National (Nimes Olympique et Chamois Niortais). Ainsi, parmi les clubs habitués aux joutes de la Ligue 2, seules deux formations parviennent à avoir des comptes sains. Il s’agit du Clermont Foot et du Stade Lavallois.

classement des résultats nets Ligue 2

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  • La Ligue 2 connait des recettes en baisse et des dépenses en hausse

    Lors de l’exercice 2012-13, la Ligue 2 a connu une baisse conjuguée de ses recettes hors transferts et de ses revenus de mutation par rapport à l’exercice précédent. Les recettes hors transferts ont diminué de 5% pour s’établir à 203,7 millions d’euros contre 213,5 millions d’euros en 2011-12. Au niveau des transferts, les clubs ont enregistré 51,8 millions d’euros de revenus contre 54,5 en 2011-12, soit une baisse 5%. A cela s’ajoute une hausse des indemnités payées de 15% (18,1 contre 16,2) ce qui dégrade considérablement la balance des transferts entre les deux exercices.

    Au niveau des recettes hors transferts, la baisse de 5% est surtout due à une baisse importante des revenus de billetterie de l’ordre de 14%. Les revenus générés par cette source sont passés de 22,7 à 19,5 millions d’euros. Les recettes de sponsoring ne sont pas en reste avec une contraction des revenus de 8% entre les deux exercices. Les revenus sont alors passés de 46,6 à 42,9 millions d’euros.

    En plus de ces baisses de revenus, les clubs de Ligue 2 ont connu une augmentation des charges de l’ordre de 2%. Elles sont passées de 320,8 à 325,8 millions d’euros. Cette augmentation est provoquée par les frais de transferts (évoqués précédemment) et la hausse des masses salariales. Contrairement à la Ligue 1 qui est parvenue à stabiliser cette source de dépenses, la Ligue 2 a connu pour sa part une inflation de 4%. Ainsi, ce poste de dépense représente désormais 202,4 millions d’euros contre 194,6 millions d’euros en 2011-12.

    revenus ligue 2 2012-13

    Enfin pour 2013-14, la DNCG prévoit une amélioration de la situation. Le déficit provisionnel calculé par l’organisme de contrôle des comptes est estimé à 7,5 millions d’euros. Cette baisse de déficit sera en partie due à la montée en Ligue 1 de l’AS Monaco et du FC Nantes qui affichaient des déficits structurels importants. En revanche, la Ligue 2 devra affronter pour les saisons 2014-15 et 2015-16 une baisse des revenus en provenance des droits TV. Cela constituera un coup dur pour un championnat qui peine à trouver un équilibre financier.

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