Economie

Classement des résultats nets de Ligue 1

La LFP vient de rendre public les comptes des différents clubs de Ligue 1 à l’issue de la saison 2011/2012. Si la majorité des clubs présentent des bilans positifs ou en équilibre, la situation économique globale du football français est préoccupante.

Les comptes des 20 clubs de l’élite à l’issue de la saison 2011/2012 ont été rendus publics par la LFP début mars. La situation de la Ligue 1 est préoccupante : le déficit cumulé des 20 clubs se situe au-dessus des 75 millions d’euros. Et ce chiffre est en réalité plus important. Il est réduit par l’intermédiaire d’une balance des transferts positive, par les augmentations de capital (PSG) ou encore par le renflouement d’une partie du déficit par l’actionnaire avant la présentation du bilan à la LFP (Stade Rennais).

Une balance des transferts positive est la clé pour présenter un résultat net positif. Parmi les 11 clubs non déficitaires de ce classement, seulement 4 clubs restent positifs en tenant compte uniquement du résultat des opérations hors transfert.

Orsoni résultats nets Ligue 1

Alain Orsoni (Ajaccio) peut être fier. Il est à la tête d’un des quatre clubs de Ligue 1 qui présente un résultat des opérations hors mutation positif.

Le LOSC illustre parfaitement ce phénomène. Leader du classement des résultats nets avec un solde positif de plus de 3,8 millions d’euros ; le club nordiste est en réalité en déficit de … 45 millions d’euros sur l’exercice ! Sans la vente d’Eden Hazard avant le 30 juin 2012, le club présentait un bilan catastrophique à la LFP. Ce cas de figure est également vrai à des niveaux diverses pour Lorient, Saint-Etienne Brest, Caen, Sochaux ou encore Rennes…

Des revenus trop dépendants des droits TV, des salaires trop élevés

Si on ne tient pas compte des transferts ni des artifices comptables (PSG), 15 clubs de l’élite sur 20 sont en déficit au niveau du résultat des opérations. Cette situation est due à deux phénomènes majeurs.

Premièrement, la plupart des clubs de Ligue 1 se sont livrés à une véritable surenchère au niveau des salaires. La rémunération du personnel chargée représente chez les 20 clubs de Ligue 1 le poste de dépenses le plus important. Chez certains clubs, ce poste englobe près de 75% des dépenses sur l’année. Une masse salariale dépasse les 100 millions d’euros (PSG) et deux autres masses avoisinent ce chiffre record (OL et OM).

Et de l’autre côté, les revenus ne sont pas assez diversifiés. Les clubs sont totalement dépendants des revenus issus des droits TV. Ils représentent entre 48% (PSG) et 79% (Ajaccio) des revenus sur l’année. Dans 19 cas sur 20, les droits TV représentent plus de 50% des revenus. Avec des revenus de sponsoring en baisse due à la crise, des recettes au guichet qui s’effondrent à cause des travaux de rénovation ou encore un panier moyen du spectateur en stagnation (proche de 10€ hors place) ; les clubs français ne sont toujours pas assez diversifiés.

La cure d’austérité pour l’OM et l’OL est indispensable

La situation de certains clubs est préoccupante. Et c’est le cas pour deux géants français : l’OM et l’OL. Les deux clubs possèdent le même mal : une masse salariale trop imposante. Leur non-qualification pour la Ligue des Champions a imposé aux deux clubs une véritable cure d’austérité. Avec une masse salariale chargée de 98 millions d’euros, l’OM a réussi à la réduire considérablement cette saison. Elle devrait se situer autour de 65-70 millions d’euros (charges comprises) à l’issue de la saison 2012/2013. Et grâce à une balance des transferts positive, le club Phocéen pourrait même retrouver un résultat positif en cas de bonne position en championnat pour le prochain bilan.

Vincent Labrune résultats nets Ligue 1

Vincent Labrune ne parle pas beaucoup aux médias mais il fait un très bon travail à l’OM sur le plan économique. L’équilibre devrait être atteint à l’issue de la saison 2012/13

Pour Lyon, la situation est plus compliquée. Le club a accumulé un passif de 28 millions d’euros la saison dernière. Et malgré le départ de quelques gros salaires (Cris, Bastos…), le club n’a pas réussi à s’appliquer la cure d’austérité qu’il souhaitait. L’Olympique Lyonnais est obligé d’obtenir une qualification pour la prochaine Ligue des Champions pour présenter un bilan acceptable. Sinon, le club va devoir encore puiser de manière considérable dans ses fonds propres, alors que ceux-ci sont bloqués pour la construction du nouveau stade. Mais si l’OL est dans une situation délicate à court terme, le club de JM Aulas construit pour l’avenir un nouveau modèle économique capable de concurrencer la puissance du PSG.

Hormis les deux olympiques, d’autres clubs sont concernés par une situation économique dégradée. Les deux cas les plus préoccupants sont Auxerre et Valenciennes. L’AJA est descendue en Ligue 2 avec un passif à hauteur de 16,4 millions d’euros. Le club a compensé ce gouffre financier en cédant ses meilleurs éléments au mercato d’été. Mais avec des revenus en forte baisse en Ligue 2, il est fort à parier que le club bourguignon présente à nouveau un résultat négatif en 2012/2013.

Enfin le Valenciennes FC est également en situation difficile. Le président Legrand a reconnu que le club a besoin de 4 millions d’euros pour boucler la saison. Certains départs ont eu lieu cet hiver pour compenser le déficit (Kadir, Gil) et d’autres auront surement lieu cet été. En attendant, le club subit un procès intenté par Vert Marine, l’exploitant du stade du Hainaut car le club ne paie plus ses quittances…

Le football français ne présente pas un bilan économique réjouissant à l’issue de la saison 2011/12…

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