Economie

Le licenciement d’Hubert Fournier peut-il remettre en cause l’équilibre financier de l’OL ?

Alors que Jean-Michel Aulas avait promis en début de saison le retour à l’équilibre financier grâce à la qualification en C1 et à la livraison du nouveau stade, ce dernier est actuellement en train de négocier financièrement le départ d’Hubert Fournier afin qu’il ne pèse pas de façon démesurée sur les comptes du club…

Après avoir enregistré plus de 158 M€ de pertes financières sur la période 2009-15, Jean-Michel Aulas se montrait rassurant en début de saison. Le patron de l’OL affirmait sa volonté de retrouver l’équilibre budgétaire dès l’exercice 2015-16 grâce notamment au retour en Ligue des Champions et à la livraison du nouveau stade, malgré les investissements réalisés en début de saison pour bâtir un effectif compétitif.

« Nous souhaitons et nous avons de fortes convictions pour imaginer que nos résultats seront bénéficiaires lors du prochain exercice grâce à nos résultats sportifs, à notre entrée dans le Grand Stade, aux transferts… et débuter ainsi une spirale vertueuse » affirmait alors le patron de l’OL lors du dévoilement du résultat financier 2014-15.

Quelques mois plus tard, les résultats sportifs sont moins bons que prévu malgré de gros investissements consentis pour recruter de nouveaux joueurs et prolonger les contrats des jeunes pousses du club, ayant réalisé une exceptionnelle saison 2014-15. Des résultats qui ont des conséquences directes sur les finances du club puisque l’OL a été éliminé prématurément de la Ligue des Champions, ne bénéficiant pas des primes d’accès aux 8èmes de finale ni des revenus de billetterie provenant de rencontres européennes disputées dans son nouveau stade.

Le manque de résultats sportifs provoque même une surcharge financière inattendue par rapport au budget prévisionnel réalisé par le club en début de saison. D’après les informations révélées dans le quotidien L’Equipe, le licenciement d’Hubert Fournier pourrait coûter à l’OL une somme non-négligeable de 1,8 M€. Jean-Michel Aulas aurait même envisagé de proposer à Fournier un nouveau poste au sein de l’organigramme du club afin d’éviter de débourser immédiatement une telle somme.

Néanmoins, en analysant les premiers éléments mis à notre disposition, cette hypothétique indemnité de départ payée à Hubert Fournier ne mettrait pas en danger l’équilibre budgétaire envisagé en début de saison par l’état-major lyonnais. Grâce à sa participation en Ligue des Champions, l’OL est assuré de percevoir une dotation avoisinant la barre des 40 M€ malgré une élimination en phase de groupes. Une somme qui permettra à l’OL de largement dépasser à nouveau la barre des 100 M€ de chiffre d’affaires opérationnel (hors cessions de joueurs).

Concernant les investissements réalisés sur le dernier marché estival des transferts, ils ont largement été compensés par les cessions de joueurs formés au club ou encore la fin de contrat d’autres éléments. Si l’OL a investi pour plus de 35 M€ lors du dernier mercato, l’ensemble des dépenses réalisées ne représentent qu’une charge comptable additionnelle de 9,5 M€ en raison de la durée des contrats signés. A l’inverse, le club a plutôt bien vendu durant le dernier mercato des joueurs formés au club, ne possédant donc aucune valeur résiduelle liée à des frais de transferts non-amortis. L’OL a également enregistré une rentrée surprise liée à l’intéressement négocié avec l’AS Monaco concernant la cession de Martial (8 M€). Le club a enfin acté la fin de contrat de Y .Gourcuff, un élément qui réduit sa dotation aux amortissements de transfert liée à la grosse indemnité déboursée pour acquérir le meneur de jeu aux Girondins de Bordeaux.

Ainsi, pour la première fois depuis de nombreuses années, l’OL devrait présenter une balance comptable des transferts positive. En intégrant l’indemnité de départ versée à Hubert Fournier en provision, l’OL devrait tout de même enregistrer une balance positive de l’ordre de 8 M€.

En revanche, la donne est différente concernant la masse salariale. Via l’acquisition des nouveaux joueurs et la réévaluation de nombreux contrats, l’OL devrait enregistrer une inflation de ce poste de dépenses de l’ordre de 30% lors de la saison 2015-16. Ainsi, la masse salariale du club rhodanien devrait flirter à nouveau avec la barre des 100 M€, niveau qui n’avait plus été atteint depuis la saison 2011-12.

En clair, lors de la saison 2015-16, l’OL devrait parvenir à retrouver l’équilibre budgétaire malgré les péripéties sportives traversées par le club. Néanmoins, et malgré la livraison du nouveau stade, l’OL sera contrait de s’assurer de façon récurrente une qualification pour la Ligue des Champions lors des saisons à venir afin de maintenir des exercices positifs tout en conservant le même niveau de charges. Un défi auquel s’attellera immédiatement Bruno Genesio, malgré une première partie de saison éprouvante notamment sur le plan mental pour l’ensemble du club…

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Source photo à la Une : © OL – Olympique Lyonnais (Facebook)

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