Economie

Le football grec résiste-t-il à la crise ?

A l’heure où l’économie mondiale s’inquiète de la situation de la Grèce, nous entendons peu de nouvelles du football hellène. Pourtant, celui-ci est également impacté par la crise même s’il reste relativement épargné par rapport à d’autres secteurs de l’économie…

Jean-Alain Boumsong (Panathinaikos) et Rafik Djebbour (Olympiakos) l’affirment : la situation économique de la Grèce épargne le football. Les stades sont toujours autant pleins et la ferveur des supporters n’a pas diminué. Cédric Kanté, compère de Jean Alain Boumsong au sein de la défense centrale du Pana, va même plus loin dans ses déclarations : « Il y a plein de choses que les supporters sont prêts à sacrifier avant leur équipe… La voiture, les voyages, l’école privée… » En d’autres termes, le football n’est pas le premier loisir sacrifié par la crise.

Au niveau de la santé économique des clubs, là encore, les impacts ne sont pas très virulents. Les clubs grecs vivent au-dessus de leurs moyens mais cela n’est pas un phénomène nouveau. En moyenne, les clubs dépensent deux fois plus que leurs revenus. L’Olympiakos, club phare de la péninsule, a un chiffre d’affaires de 20M d’euros annuels pour 40M d’euros dépensés. Mais de grands mécènes propriétaires des clubs n’hésitent pas à éponger les dettes.

Trois clubs grecs menacés de rétrogradation administrative

Mais les footballeurs ne sont pas imperméables à la crise. Cela se voit tout d’abord dans les rues des grandes villes du pays. « Quand je suis arrivé ici en 2005, c’était l’Eldorado, raconte Djebbour. Tout tournait à plein régime, les cafés, les restaurants, les magasins…C’était une ambiance de vacances tous les jours, c’était magique. Aujourd’hui, ce n’est plus le même décor. Il n’y a pas de travail, les grèves se multiplient, le pays est à la limite de la banqueroute. »

Et les conséquences en se voient pas uniquement à l’extérieur du monde du ballon rond. Le club du Pana mène sa propre politique d’austérité : réduction de la masse salariale, limitation de la climatisation dans les locaux, fin des repas à emporter payés aux joueurs après l’entrainement…). Et les retards dans les paiements des salaires sont de plus en plus fréquents. Trois équipent risquent tout de même la rétrogradation administrative en fin de saison pour faillite : l’AEK Athènes, Panionos et l’OFI Crète. Ces trois clubs cumulent des retards de paiement des salaires de plus de 6 mois… Comme quoi, le mot faillite est véritablement à la mode dans ce pays.

Enfin, pour conclure sur une touche sportive, le derby athénien d’hier soir s’est soldé sur un match nul 1-1.

 

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