Economie

Gilberto Silva fonde le Common Sense FC

L’ex joueur international brésilien Gilberto Silva a fondé une association afin de combattre les différents maux touchant le football brésilien. Si l’ancien joueur d’Arsenal est ravi du développement de l’association auprès des joueurs brésiliens, il est conscient que son mouvement n’est pas toujours très bien perçu auprès des dirigeants et de la population brésilienne.

Dès qu’il en a l’occasion, Gilberto Silva ne perd pas une seconde pour évoquer le mouvement qu’il a fondé au Brésil et qui s’intitule Common Sense FC. Visant à combattre les différents maux qui entravent le développement du football brésilien, cette association a connu un véritable succès auprès des joueurs du championnat brésilien. Pour la première fois, un mouvement visant à défendre leurs intérêts voit le jour.

Depuis qu’il a initié ce mouvement, l’ex international brésilien Gilberto Silva a été libéré de son contrat par l’Atlético Mineiro. Malgré ses 37 ans, il cherche un club pour débuter le championnat brésilien en 2014. Cependant, Gilberto Silva est conscient que son âge avancé et le lancement de son mouvement contestataire ne jouent pas en sa faveur. Mais ce dernier ne souhaite pas abandonner une organisation qui lui tient à cœur.

Quels sont les problèmes pointés par le Common Sense FC ?

Le Common Sense FC a vu le jour en 2013. L’association a pour but de faire bouger les choses auprès des hautes sphères de la fédération brésilienne pour corriger les défauts du championnat brésilien. Aujourd’hui, malgré des moyens en constante augmentation, le championnat souffre toujours de la comparaison avec les différentes compétitions européennes selon Gilberto Silva.

En premier lieu, Gilberto Silva souhaite que la fédération ainsi que les présidents de club prennent leurs responsabilités en matière de lutte contre les violences commises par les supporters. Il y a seulement 10 jours, les joueurs des Corinthians et de Ponte Preta ont été victimes d’une irruption au sein de leurs terrains d’entrainement de plusieurs dizaines de supporters venus les menacer. Une situation inacceptable pour le mouvement Common Sense FC.

En plus de la violence, le Common Sense FC souhaite également que l’état des pelouses et des installations soit amélioré au Brésil. Les formations brésiliennes jouent encore trop souvent sur des pelouses indignes d’un spectacle professionnel dans des stades vétustes.

violence stade brésilien

Même si la tendance est à la baisse, les scènes de violence autour des clubs brésiliens sont trop nombreuses pour Gilberto Silva.

Le Common Sense FC revendique également un allégement du calendrier. Selon Gilberto Silva, les joueurs brésiliens ne peuvent plus supporter correctement des saisons aussi denses. Les clubs brésiliens disputent en début d’année leur championnat d’état avant de démarrer leur championnat national. Les plus chanceux disputent également une compétition continentale. Certains joueurs brésiliens disputent jusqu’à 80 matchs par saison avec régulièrement, des déplacements lointains à effectuer. Une situation que ne tolère pas l’ex-international brésilien.

Enfin, le Common Sense FC lutte contre les retards de paiement régulièrement subis par les joueurs du championnat brésilien. Ainsi, Gilberto Silva souhaiterait la création d’un système imitant le fair-play financier en Europe permettant de limiter les dettes des clubs brésiliens. Un système qui est loin de voir le jour aujourd’hui.

Le mouvement Common Sense FC n’est pas très bien perçu dans l’opinion publique

Le Common Sense FC, rare mouvement défendant les intérêts des joueurs du championnat brésilien, séduit de plus en plus d’acteurs du Brasileirão. Des actions ont déjà été initiées par le mouvement. Lors de la 34ème journée du dernier championnat brésilien (2013), les joueurs se sont assis les bras croisés durant quelques minutes avant le début de chaque rencontre en signe de protestation. Si aucune décision n’est prise au niveau des dirigeants, une grève générale des footballeurs évoluant au Brésil pourrait intervenir lors de la journée d’ouverture du championnat brésilien 2014.

Si le mouvement n’est évidemment pas du tout populaire auprès des dirigeants de club brésilien ; il reçoit également un écho négatif de la part de la population brésilienne. L’opinion publique y voit la protestation d’enfants gâtés qui souhaitent obtenir toujours plus d’avantages.

En réponse à ces critiques, Gilberto Silva affirme que les médias s’attardent toujours sur le haut de la pyramide (plus gros salaires, meilleurs installations) qui cache une réalité bien plus sombre. Toujours selon l’ex-international brésilien, le salaire de la plupart des joueurs du championnat ne dépasse pas 850 euros, soit juste le double du salaire moyen au Brésil. Malgré quelques inimitiés engendrées, Gilberto Silva compte poursuivre la lutte afin de faire bouger les choses au pays du football…

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