Economie

Le nouvel accord Manchester United – Adidas va-t-il provoquer une inflation des contrats équipementiers ?

Le club de Manchester United a annoncé la semaine dernière avoir conclu un accord record avec la firme Adidas au sujet de son contrat équipementier. Un montant qui étonne les acteurs du secteur et qui pourrait provoquer une vague inflationniste au sein des grands clubs européens. Ecofoot.fr s’est penché sur la question…

Les dirigeants de Manchester United ont le sourire. S’ils ne percevront pas les lucratifs revenus de la Ligue des Champions au cours de la saison 2014-15, ils pourront largement se rattraper avec l’augmentation des recettes de sponsoring. Après avoir négocié un contrat record de sponsoring avec le groupe General Motors, à hauteur de 64,3 millions d’euros par saison durant 7 ans à compter de la saison 2014-15, les dirigeants des Red Devils sont parvenus également à accroitre considérablement leurs revenus en provenance de leur équipementier.

En effet, à partir de la saison 2015-16, la firme allemande Adidas prendra la succession de Nike aux côtés de Manchester United. Afin d’arracher le club à son concurrent américain, Adidas a accepté de verser un montant record de 94 millions d’euros par saison ! Il s’agit d’une somme considérable par rapport à l’ancien contrat équipementier des Red Devils, qui se situait à hauteur de 30 millions d’euros par saison et déjà considéré comme l’un des plus gros contrats du marché footballistique européen.

Le contrat signé entre Manchester United et Adidas portera sur une durée de dix saisons. Les Red Devils ont ainsi l’assurance de percevoir 940 millions d’euros de revenus équipementier entre les saisons 2015-16 et 2024-25. En y associant les revenus de General Motors, le maillot du club rapportera plus de 158,3 millions d’euros de revenus sponsoring par saison entre 2015 et 2022.

Vers une vague inflationniste des contrats équipementiers au sein du football européen ?

Très clairement, le nouveau contrat signé entre Manchester United et Adidas ne correspond pas aux données du marché. Jusqu’à cet accord, le club rival d’Arsenal détenait le contrat équipementier le plus important parmi les clubs européens. Son nouvel accord signé avec Puma rapportera 38 millions d’euros par saison aux Gunners à partir de 2014-15. Le Real Madrid se situe également au même niveau avec un contrat équipementier signé avec Adidas compris entre 37 et 40 millions d’euros (bonus compris).

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  • En France et en Italie, les tendances des contrats équipementiers sont également à la hausse parmi les grands clubs. Le PSG est parvenu à négocier la saison dernière avec Nike un contrat estimé à 30 millions d’euros par saison (bonus compris). Dans le championnat de Serie A, la Juventus Turin bénéficiera à partir de la saison 2015-16 d’un contrat avec Adidas estimé à 29 millions d’euros. L’Inter a également obtenu une réévaluation de son contrat avec Nike en 2012-13, s’élevant désormais à 18 millions d’euros.

    contrat équipementier grands clubs européens

    Malgré les hausses observées au sein du marché des grands clubs européens, aucun contrat équipementier n’atteint les sommes négociées par Manchester United. A partir de la saison 2015-16, Manchester United disposera d’un contrat au montant 2,5 fois supérieur à son dauphin sur le marché. Cependant, il y a peu de chances que l’arrivée de ce contrat provoque une hausse brutale des revenus équipementiers au sein du football européen car de nombreux tops clubs du continent viennent de renégocier leurs contrats et se sont engagés sur de longues durées. C’est notamment le cas d’Arsenal dont son contrat avec Puma prend fin à l’issue de la saison 2018-19. Le Real Madrid, la Juventus ou encore l’Inter Milan sont engagés avec leur partenaire au-delà de la saison 2020.

    Si Manchester United a raté sa saison sportive 2013-14, la direction a en revanche extrêmement bien travaillé sur la diversification des revenus du club. Une stratégie qui permet aux Red Devils d’affronter plus sereinement les difficultés liées aux aléas des résultats sportifs.

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