Economie

Les clubs de Premier League attirent les plus grosses fortunes du monde

Alors que les clubs de Premier League bénéficient des plus grosses ressources financières grâce à un marché intérieur télévisuel concurrentiel et à une notoriété internationale importante, de nombreux investisseurs puissants se bousculent pour rentrer dans le capital des clubs anglais. Pour les hommes fortunés, cela constitue une manière d’étaler sa puissance tout en réalisant un placement financier pouvant s’avérer rentable. Explications…

Le Sunday Times a publié vendredi dernier un classement des 1 000 plus grosses fortunes parmi les résidents britanniques. Evidemment, les actionnaires de Premier League sont plutôt bien représentés. D’après les données fournies par Sporting Intelligence, 13 actionnaires représentant 11 clubs de l’élite anglaise figurent dans ce top 500. Quinze autres actionnaires de Championship (D2 anglaise) sont également présents au sein de cette hiérarchie.

Au sommet du hit-parade des investisseurs de Premier League, l’homme d’affaires russe Alisher Usmanov se situe en tête avec une fortune estimée à 9,8 milliards de livres. Le propriétaire de très nombreux médias russes – ayant fait fortune dans la métallurgie – parvient à se hisser au 4ème rang général du classement dressé par le Sunday Times. Ce dernier a intégré le capital social d’Arsenal en 2011 via la société Red & White Holdings, en rachetant 29,25% des parts du club à l’actionnaire historique David Dein. Depuis, Alisher Usmanov a tenté sans réussite d’augmenter sa participation actionnariale au sein du club afin de défier l’actionnaire majoritaire Stan Kroenke.

Deux clubs de Premier League ont la particularité d’intégrer deux actionnaires au sein du top 500 des fortunes des résidents britanniques. Ainsi, le club londonien de Queens Park Rangers possède dans sa structure actionnariale le puissant homme d’affaires indien Lakshmi Mittal, PDG d’Arcelor Mittal, et dont la fortune est estimée à plus de 9,2 milliards de livres. Ce dernier possède 33% du capital social du club londonien. Et le propriétaire d’Air Asia, l’homme d’affaires Malaisien Tony Fernandes, possède 66% du capital social de QPR. Ce dernier figure au 274ème rang du classement du Sunday Times avec une fortune estimée à 392 M£. Malgré des investisseurs puissants, cela n’empêche pas QPR de connaitre de gros problèmes sportifs.

Le club londonien de West Ham United se retrouve dans une situation similaire à QPR. Ses deux copropriétaires, David Sullivan et David Gold figurent dans le top 500 de la hiérarchie. Ayant fait fortune dans l’industrie de la pornographie avant de s’attaquer à l’univers des médias, l’homme d’affaires gallois David Sullivan se situe au 128ème rang du classement avec une fortune estimée à 850 millions de livres. Son partenaire David Gold, plus rompu au management footballistique grâce à une première expérience en tant qu’actionnaire du côté de Birmingham City, possède une fortune de l’ordre de 240 M£.

actionnaires de premier league

Alors que 11 clubs de Premier League sont représentés dans le top 500 du classement dressé par le Sunday Times, ce dernier prend uniquement en compte les résidents britanniques. Si la hiérarchie était élargie aux propriétaires basés à l’étranger, des actionnaires de Manchester United, Manchester City, Southampton, Leicester, Liverpool et Aston Villa feraient leur apparition dans le classement.

Pourquoi la Premier League attire-t-elle autant les actionnaires puissants ?

Si Londres accueille quelques-unes des plus grosses fortunes de la planète grâce à un système fiscal attractif, ces investisseurs n’hésitent pas à rentrer dans le capital social de clubs de Premier League. Il s’agit alors d’une manière de légitimer son statut de résident britannique en investissant dans une activité du pays tout en élargissant son carnet d’adresses auprès d’acteurs politiques et économiques locaux et internationaux.

Depuis quelques années, une entrée dans le capital social d’un club de Premier League s’est transformée en un placement financier pouvant devenir rentable. Grâce notamment à l’incroyable inflation des droits TV du championnat associée à une exposition internationale toujours plus importante, 15 clubs de Premier League ont accumulé des profits importants au cours de la saison 2013-14. Les perspectives financières sont encore meilleures avec la nouvelle négociation de droits TV domestiques concernant la période 2016-19.

Placement facilitant le réseautage, l’investissement dans des clubs de Premier League est devenu un véritable produit financier intéressant, suscitant l’attention d’un grand nombre d’hommes fortunés de la planète. Alors que la Ligue 1 peine à séduire les grandes entreprises françaises à investir dans ses clubs, la Premier League attire aujourd’hui les capitaux du monde entier au sein des structures actionnariales de ses formations.

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