Economie

Le rachat de l’Inter Milan dans l’œil du cyclone

Alors que l’ex-président de l’Inter Massimo Moratti officialisait en novembre dernier la vente de 70% des parts du club à une société d’investissement indonésienne International Sport Capital ; une procédure judiciaire visant un protagoniste de la transaction pourrait remettre en cause la structure actionnariale du club milanais. Ecofoot vous révèle les coulisses de cette affaire…

Massimo Moratti affichait un large sourire lors de l’annonce officielle de la vente du club en novembre dernier. Même s’il lâchait un joyau familial, l’homme d’affaires était parvenu à sauver 30% des parts des clubs et trois sièges du conseil d’administration alors qu’il se trouvait en mauvaise posture financière.

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Ainsi, le nouvel actionnariat indonésien International Sport Capital prenait le contrôle de 70% des parts du club milanais contre un investissement de 75 millions d’euros et la prise en charge de 200 millions d’euros de dettes. Ce nouvel actionnariat était mené par l’homme d’affaires Erick Thohir, déjà propriétaire de la franchise américaine de DC United et possédant 15% des parts de l’équipe de basket Philadelphia 76ers.

Dans les bagages d’International Sport Capital, le nouveau président du club Erick Thohir a ramené avec lui d’anciennes connaissances du milieu des affaires indonésien. Ainsi, Handy Soetedjo et Rosan Roeslani, actionnaires de la société ISC, font leur entrée au sein du conseil d’administration du club milanais. Un ancien collaborateur des investisseurs indonésiens, Tom Shreve, se voit accorder également un siège au sein du conseil d’administration alors qu’il ne possède aucune participation dans le capital du club.

Une procédure judiciaire a été ouverte à l’encontre de Rosan Roeslani

La participation de Rosan Roeslani au sein du capital d’ISC et donc dans le rachat de l’Inter Milan jette le trouble au sein du monde minier asiatique. En effet, une procédure judiciaire a été ouverte à Singapour auprès de l’homme d’affaires indonésien à la demande de la société Berau Coal, filiale du groupe Asia Resource Minerals. Selon Berau Coal, Rosan Roeslani n’aurait pas honoré un paiement de 173 millions de dollars dont l’échéance a expiré le 26 décembre 2013.

En réalité, l’affaire s’avère être tortueuse. Depuis décembre 2012, Rosan Roeslani ne fait plus partie de la société Berau Coal. Il avait quitté ses attributions de directeur général et vendu les 13,4 pourcents qu’il détenait au sein de l’entreprise. Cependant, dans l’épluchage des comptes, les nouveaux actionnaires ont découvert une dépense inexpliquée d’un montant de 173 millions de dollars. Rosan Roeslani s’était alors engagé à rembourser cette somme avant le 26 décembre 2013. Sauf que l’homme d’affaires n’a pas vraiment tenu sa promesse. Berau Coal a alors saisi la justice et rendu l’affaire publique.

erick thohir inter milan

Erick Thohir, nouveau président de l’Inter, n’a pas souhaité commenté les démêles avec la justice de son partenaire Rosan Roeslani.

Si la justice donnait raison à Berau Coal, elle pourrait ordonner la saisie des nouvelles acquisitions de l’homme d’affaires Rosan Roeslani. Cette saisie pourrait alors concerner en premier lieu les acquisitions effectuées en Europe où les archives des transactions sont plus facilement accessibles. Selon cette hypothèse, l’Inter pourrait avoir une partie de son capital détenue par la société Berau Coal.

De plus, lors de son mandat de directeur général de Berau, Rosan Roeslani travaillait avec Handy Soetedjo, qui détenait à l’époque 20% de la société. Et Tom Shreve, nouveau membre du conseil d’administration du club milanais, faisait également parti du Board de l’entreprise minière. Une similitude des associés qui intrigue beaucoup la justice saisie de l’affaire.

Pour le moment, les protagonistes de cette affaire n’ont réalisé aucun commentaire.  Seul un porte-parole du club intériste s’est empressé de réagir par communiqué en affirmant que M. Thohir et le club de l’Inter n’ont rien à voir avec la situation de Rosan Roeslani et ainsi, ils ne feront aucun commentaire sur cette histoire. Affaire à suivre…

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