Economie

La Juventus réclame une indemnisation de 443 M€

Alors que l’affaire du Calciopoli ne fait plus grand bruit en dehors des frontières italiennes, de multiples rebondissements ont eu lieu au cours des dernières années. De nombreux recours judiciaires ont poussé dernièrement la Juventus à réclamer 443 M€ d’indemnités à la FIGC. Explications…

Qui a été réellement condamné dans la plus grosse affaire judiciaire du football italien au cours des dernières années ? Alors que de nombreuses condamnations avaient été prononcées en première instance par la justice italienne, la plupart d’entre elles n’ont pas confirmées à cause de vices de procédures ou de délai de prescription lié à de multiples recours judiciaires. Les anciens dirigeants de la Juventus Turin, Luciano Moggi et Antonio Giraudo, ont ainsi échappé à leurs peines de prison même si ces derniers n’ont pas été blanchis par la justice italienne.

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Au final, seules les institutions sportives ont payé le prix cher. La Juventus Turin a notamment été la première victime de cette affaire avec une rétrogradation administrative en Serie B, une pénalité de 10 points et surtout, la destitution de ses deux titres de champion d’Italie de 2005 et 2006 pour triche avéré prononcé par la FIGC. La FIGC a reconnu coupable le club d’avoir mis en place un vaste réseau permettant de contrôler la désignation des arbitres en Serie A.

Après les nombreux acquittements et autres délais de prescription concernant l’affaire, le propriétaire de la Juventus, la famille Agnelli, a décidé d’attaquer en justice la FIGC à l’encontre du préjudice subi par le club turinois. La Juventus estime être le seul protagoniste à avoir été lourdement sanctionné dans cette affaire. Parallèlement à l’action judiciaire intentée par la Juventus, son ancien directeur général Luciano Moggi compte également porter l’affaire devant les juridictions de l’Union Européenne afin d’être blanchi dans l’affaire du Calciopoli malgré le délai de prescription ayant pris le pas sur sa sanction pénale.

La Juventus pourrait récupérer ses deux titres de 2005 et 2006

En marge de la prolongation de contrat entre la FIGC et son partenaire technique Puma, Carlo Tavecchio, président de la fédération italienne de football est revenu sur l’action en justice intentée par la Juventus concernant l’affaire du Calciopoli. Ce dernier a demandé au club Bianconero de stopper son recours sous peine de causer la faillite de la FIGC en cas de verdict en faveur de la Juventus. Dans cette affaire, la Juventus demande 443 M€ d’indemnités pour le préjudice subi.

Afin de rétablir le dialogue avec le club turinois, Carlo Tavecchio pourrait envisager de revenir sur les sanctions prononcées à l’encontre de la Juventus concernant la destitution de ses titres de 2005 et 2006. « Nous devons mettre fin aux réclamations de la Juventus et nous sommes ouverts à la négociation avec le club » a ainsi indiqué le patron du football italien.

Carlo Tavecchio

Carlo Tavecchio n’est pas fermé à une renégociation des sanctions avec la Juventus.

Plus de neuf ans après les faits, le Calciopoli pourrait déboucher sur un lot de sanctions minimes par rapport aux premières décisions actées au moment de l’éclatement de l’affaire. En tout cas, elle continue à agiter les plus hautes sphères du football italien…

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