Economie

La Ligue 1 affiche de nouvelles pertes financières importantes en 2014-15

Au cours d’un entretien accordé à nos confrères des Echos, le nouveau patron de la DNCG Jean-Marc Mickeler fait le point sur la situation économique du football professionnel français tout en revenant sur les premières estimations concernant la dernière saison écoulée. Une nouvelle fois, le football professionnel français affiche des pertes importantes. Explications…

D’après les premières estimations réalisées par la DNCG et dévoilées par son nouveau président Jean-Marc Mickeler à nos confrères des Echos, la Ligue 1 accuse un nouveau déficit d’exploitation de l’ordre de 271 M€ pour la saison 2014-15. Néanmoins, ce chiffre se réduit par rapport à la saison 2013-14 où l’élite du football français affichait des pertes d’exploitation de l’ordre de 351 M€.

Concernant l’ensemble du football professionnel français, les pertes se chiffrent à 310 M€ pour l’exercice 2014-15. Il s’agit d’une baisse de 100 M€ par rapport à la saison précédente même s’il est difficile de se réjouir de tels niveaux de déficits. La Ligue 2 a ainsi réduit ses pertes d’exploitation de 20 M€ par rapport à l’exercice précédent avec un déficit estimé à 39 M€ pour 2014-15.

Si les chiffres sont toujours dans le rouge, Jean-Marc Mickeler s’est montré rassurant au cours de l’entretien, indiquant que les dirigeants français réalisent des efforts afin de respecter leurs budgets prévisionnels. « Les dirigeants présentent aujourd’hui des budgets bien mieux maîtrisés. Il y a souvent peu d’écart entre le budget et le réalisé. La plupart des clubs présentent même des budgets avec des ambitions sportives en-deçà de leur capacité » indique ainsi Jean-Marc Mickeler.

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  • La Ligue 1 bénéficiera-t-elle d’un contexte plus favorable dans les années à venir ?

    Selon le dirigeant de la DNCG, trois éléments favorables devraient aider les clubs à limiter leurs pertes d’exploitation dans les années à venir : la hausse des droits TV sur la période 2016-20, la modernisation des stades et l’effet Euro 2016. Néanmoins, les clubs devront réaliser tous les efforts de modernisation en matière d’exploitation des nouveaux stades afin de profiter au maximum du souffle apporté par l’organisation de la compétition continentale sur le sol français.

    nouveau stade ligue 1

    La livraison des nouveaux stades en vue de l’Euro 2016 doit booster l’économie des clubs de l’élite

    Au sein de l’entretien, Jean-Marc Mickeler a également plaidé pour une plus grande transparence des décisions prises par la DNCG. Ce dernier souhaiterait mettre à disposition publiquement un rapport pour chacune des décisions prises par l’organisme afin de mieux les justifier. « Nous devons, me semble-t-il, mieux expliquer la portée de nos travaux » étaye ainsi le dirigeant de la DNCG. Néanmoins, cette réforme ne pourra avoir lieu qu’avec l’accord de l’ensemble des parties prenantes.

    En fin d’interview, le nouveau patron de la DNCG revient sur la mise en place du fair-play financier par l’UEFA. Si ce dernier se félicite de l’adoption d’un tel dispositif et de ses récents aménagements, il estime que de nouvelles retouches pourraient être apportées pour l’améliorer. « Je pense, à titre personnel, que le fair-play financier pourrait retraiter les bilans en fonction des écarts de charges sociales ou se pencher sur de nouvelles modalités d’achat de joueurs que certains pays utilisent et qui s’apparentent à du leasing » a ainsi indiqué Jean-Marc Mickeler.

    Alors que la non-prise en compte des écarts de fiscalité par le fair-play financier est un argument souvent énoncé par les clubs français auprès de l’UEFA, ce dernier rétorque en coulisse que son outil n’a nullement pour but d’harmoniser fiscalement l’ensemble des championnats européens. Néanmoins, dans l’analyse des comptes entreprise par l’ICFC, une certaine souplesse a déjà été accordée à certains clubs français notamment au sujet de la mise en place de la taxe à 75% qui a pesé lourd dans les comptes de certaines formations de l’Hexagone…

    *estimations

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