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Publié le 17 mars, 2017 | par Anthony Alyce

Ligue 1 – Classement des revenus de sponsoring

D’après le dernier rapport publié par la DNCG, la Ligue 1 a enregistré une hausse de près de 6% de ses revenus publicitaires lors du dernier exercice. Une progression qui masque néanmoins d’importantes disparités.

Le championnat de Ligue 1 est-il en train d’entrer dans un cycle de croissance commerciale, permettant à la compétition d’engranger d’importantes recettes additionnelles ? Lors de l’exercice 2015-16, la L1 a dépassé pour la troisième fois consécutive la barre des 300 M€ de revenus de sponsoring.

Si le championnat n’est pas parvenu à égaler son impressionnant record de l’exercice 2013-14 – au cours duquel il avait perçu plus de 375 M€ de revenus de sponsoring – la L1 a tout de même enregistré une croissance de 5,9% de ses recettes par rapport à l’exercice 2014-15. La compétition se situe désormais juste en-dessous de la barre des 325 M€ de recettes publicitaires.

Toutefois, cette légère croissance cache d’importantes disparités. Tout d’abord, le PSG représente toujours plus de 45% des revenus de sponsoring générés par la compétition ! Et ce ratio ne prend pas en compte l’incroyable contrat conclu avec QTA qui rapporte au club une somme évaluée à 150 M€ par exercice.

Ainsi, l’évolution des revenus de sponsoring du PSG influence beaucoup la tendance générale en L1. Et le club parisien a enregistré un bon exercice 2015-16, affichant des recettes publicitaires à hauteur de 150 M€. Le club enregistre une croissance de cette source de recettes de près de 16%.

Les Girondins font un bond en avant dans le classement

Outre le PSG, les clubs de Ligue 1 ayant inauguré de nouvelles enceintes ont également bénéficié d’une hausse sensible de leurs revenus de sponsoring. Une tendance qui tend à prouver l’importance d’exploiter un stade moderne pour séduire les annonceurs. Un élément qui peut également s’expliquer par l’intégration d’une partie des revenus de billetterie B2B dans ce poste de recettes, en raison de la difficulté de découper certains accords commerciaux globaux noués par les clubs avec leurs partenaires.




Les Girondins de Bordeaux illustrent parfaitement cette dynamique. Exploitant pour la première fois sa nouvelle enceinte durant un exercice entier, le club aquitain a connu un bond en avant de ses recettes de sponsoring de l’ordre de 45% ! Le club au scapulaire intègre ainsi le top 5 de L1 avec des recettes publicitaires se rapprochant de la barre des 13 M€. L’Olympique Lyonnais, qui a exploité le Parc OL durant 6 mois, a également enregistré une hausse d’activités de 4,5 M€ sur ce poste de revenus.

Toutefois, le maintien de cette hausse de recettes commerciales une fois l’effet nouveauté passé n’est pas un objectif aisé à accomplir. Au LOSC, après avoir connu une hausse importante de ses recettes de sponsoring lors des premières années d’exploitation du stade Pierre Mauroy, rencontre à nouveau une fluctuation des revenus en fonction des résultats. Malgré une saison finalement aboutie – le club a terminé au 5ème rang – la formation nordiste a accusé une baisse de ses recettes de sponsoring de 30% au cours du dernier exercice. Le LOSC a certainement payé cher son début de saison raté.

Enfin, une montée en Ligue 1 permet de considérablement accroître ses recettes de sponsoring. L’an dernier, les trois promus – GFC Ajaccio, ESTAC et SCO Angers – ont connu une croissance moyenne de leurs recettes publicitaires de l’ordre de 60%. Malheureusement, cette hausse de revenus n’a pas permis à deux des trois clubs de se maintenir au sein de l’élite.

Source photo à la Une : Wikipedia.org (Football.ua – CC BY-SA 3.0)


A propos du contributeur / de la contributrice

Spécialiste des problématiques sport-business, j'interviens régulièrement pour différents médias sur des sujets liés à l'économie du football. Entrepreneur & Fondateur d'Ecofoot.fr



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