Stratégie

LOSC : Michel Seydoux cherche-t-il toujours de nouveaux investisseurs pour le club ?

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Un temps envisagé, l’actuel président du LOSC Michel Seydoux ne mise plus dans l’immédiat sur l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le capital social du club pour relancer la compétitivité sportive de la formation nordiste. Le LOSC devrait ainsi poursuivre la même politique lors des saisons à venir, en cherchant à vendre ses meilleurs éléments pour combler un déficit structurel. Explications…

Alors que la formation nordiste réalise un début d’exercice préoccupant pour la deuxième saison consécutive, Michel Seydoux, patron du LOSC, ne s’affole pas concernant la situation sportive de son club. Lors d’une interview accordée jeudi dernier à nos confrères de L’Equipe, il maintient toute sa confiance dans le staff du club et notamment à Frédéric Antonetti, entraîneur qu’il a prolongé jusqu’en 2020 il y a quelques semaines.

Ayant déjà rencontré des situations difficiles à la tête du LOSC, Michel Seydoux envisage l’avenir sereinement. Cependant, au cours de cette même interview accordée à L’Equipe, le président du LOSC est également revenu sur l’avenir actionnarial du club. Alors qu’il était favorable à l’arrivée de nouveaux investisseurs en capacité de donner un nouvel élan au club il y a quelques années, Michel Seydoux semble avoir revu sa position à ce sujet, faute de candidats.

« Nous réfléchissons à des partenariats. Mais je ne cherche pas les investisseurs. Ce n’est pas la peine de draguer. Si je n’intéresse pas les journalistes alors je n’intéresse probablement pas non plus les investisseurs » a alors commenté le dirigeant nordiste à propos de l’arrivée éventuelle de nouveaux actionnaires au sein du club.

Arrivé à l’aube de la saison 2014-15 dans le capital social du club en acquérant 5% des actions, l’homme d’affaires belge Marc Coucke, un temps pressenti pour devenir nouvel actionnaire majoritaire du LOSC, ne semble pas non plus enclin à augmenter sa participation. Lors d’une question posée au sujet d’une probable augmentation de sa participation à l’avenir, Michel Seydoux a préféré botter en touche en ne répondant pas directement à la question.

« Je suis très confortable par rapport à son analyse et sa pertinence. Dans ce métier, on a besoin de confidents. Il a répondu présent et m’aide quand j’en ai besoin » a alors déclaré Michel Seydoux à propos de son partenaire, faisant notamment référence au transfert de Nicolas de Préville. Ne disposant pas cet été des liquidités pour pouvoir payer la somme réclamée par le Stade de Reims pour libérer son joueur, la direction du LOSC a alors réalisé un montage financier en sollicitant le club belge du KV Ostende, propriété de Marc Coucke, pour payer le transfert et prêter le joueur dans la foulée au club nordiste.

LOSC : un modèle financier structurellement déficitaire ?

Champion de France lors de la saison 2010-11, le LOSC n’est pas parvenu à franchir le palier sportif espéré grâce à la livraison de son nouveau stade. Malgré une politique salariale agressive, rendue possible grâce notamment aux hausses de recettes envisagées via la livraison de son nouveau stade ; le LOSC enregistre finalement un impact financier plus modeste qu’escompté via son nouvel outil, en raison notamment d’une hausse importante des charges liée à son exploitation. Un élément qui freine sévèrement l’intérêt de potentiels investisseurs envers le club.

Finalement, le club de Michel Seydoux est contraint lors de chaque mercato de céder plusieurs éléments majeurs afin de compenser ses déficits structurels, liés notamment à sa stratégie salariale. Durant la période 2010-15, le club a ainsi enregistré comptablement des recettes à hauteur de 151 M€ liées à la vente de joueurs. Une somme qui a notamment servi à compenser les 160 M€ de déficits opérationnels accusés par la formation nordiste durant cette même période.

Si une stratégie basée sur le trading de joueurs et sur des revenus opérationnels relativement élevés peut s’avérer efficace en Ligue 1 – l’AS Monaco a notamment réussi la transformation de son modèle avec succès – il est en revanche nécessaire de ne pas se tromper sur les joueurs ciblés ainsi que sur le staff technique mis en place qui aura la lourde tâche de détecter et de faire progresser de jeunes éléments. L’apport d’un centre de formation ultra-performant est également indispensable pour éviter de vivre de difficiles saisons de transition.

En attendant de trouver un investisseur en capacité d’amorcer une politique de relance au sein du club, le LOSC fonctionnera sans doute sur ce modèle basé sur une masse salariale importante, entraînant un déficit opérationnel mais compensé par la vente de joueurs. Une politique qui a néanmoins engendré des résultats sportifs plutôt convaincants au cours des dernières années…

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Source photo à la Une : © Wikipedia.org (Liondartois)

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