Economie

Le LOSC cherche toujours une solution définitive pour le Royal Mouscron Peruwelz

Depuis l’arrivée de Marc Coucke dans l’entourage du club nordiste, le LOSC ne cache plus sa volonté de vendre ses parts du club belge du Royal Mouscron Peruwelz au sein duquel il est actionnaire majoritaire. Malheureusement, le club n’a pas encore trouvé de solutions définitives…

Fin décembre, les dirigeants du LOSC pensaient avoir bouclé le dossier de la vente du Royal Mouscron Peruwelz. Actionnaire majoritaire à hauteur de 51% dans le club de Jupiler League, la direction nordiste s’était entendue sur les conditions de vente du club belge à un fonds d’investissements omanais.

Les deux parties étaient d’accords sur les conditions de la transaction. Le fonds omanais s’engageait notamment à verser 3 M€ au LOSC afin de racheter toutes les parts du club nordiste détenus dans le Royal Mouscron Peruwelz. Une transaction qui tombait à un excellent moment pour Lille qui lui permettait de réinvestir la somme au mercato hivernal dans la venue d’un attaquant de haut niveau.

Alors que la transaction aurait dû être actée au 28 décembre, plusieurs éléments ont fait capoter la transaction. L’investisseur omanais a tout d’abord tardé à montrer des garanties financières. Demandant plusieurs reports successifs – à l’image du projet Maillol au Havre – cet investisseur n’avait toujours pas affiché une seule garantie fin janvier.

En plus d’un problème de crédibilité financière, les autres actionnaires du club – 49% du capital social du Royal Mouscron Peruwelz est détenu par des locaux – n’étaient pas très favorables au projet de cet investisseur. Ces derniers souhaitent valoriser un projet d’implantation locale avec la formation de nombreux joueurs belges. Or, l’investisseur omanais évoquait déjà la venue de nombreux joueurs étrangers lors du mercato hivernal pour assurer le maintien du club.

Vers une solution locale pour le rachat du Royal Mouscron Peruwelz ?

Cet échec dans la vente des parts du Royal Mouscron Peruwelz n’arrange pas les dirigeants du LOSC. Ces derniers souhaitent rapidement céder les parts du club belge depuis l’arrivée de Marc Coucke dans le capital social du club nordiste. En effet, l’homme d’affaires belge est déjà propriétaire du club belge d’Ostende. Pressenti pour accroître sa participation au capital social du LOSC, le Royal Mouscron Peruwelz constitue un réel obstacle à un engagement plus soutenu aux côtés de la formation de Ligue 1.

marc coucke

Marc Coucke devrait augmenter sa participation dans le capital social du LOSC dans les mois à venir.

Pourtant, l’histoire est jusqu’à présent plutôt belle entre le Royal Mouscron Peruwelz et le LOSC. Alors en D3 belge, le LOSC entre une première fois dans le capital du club en 2011 en rachetant 26% des parts. En 2012, les dirigeants lillois décident de passer à la vitesse supérieure en augmentant sa participation et en devenant actionnaire majoritaire à 51%.

Cet investissement répondait à plusieurs objectifs. Les dirigeants nordistes souhaitaient tout d’abord se servir du club belge comme d’une base arrière sportive permettant d’assurer la post-formation de ses jeunes éléments. Plus globalement, la direction du LOSC comptait se servir de cette prise de participation pour développer la notoriété du club au sein de la Belgique. Sur le plan sportif, les années lilloises se sont avérées payantes pour la formation belge : le Royal Mouscron Peruwelz est passé de la D3 à la Jupiler League (D1 belge) avec le LOSC à ses côtés. Le prêt de nombreux jeunes éléments du LOSC a contribué à cette réussite sportive.

Malgré une ascension sportive importante, le LOSC n’est aujourd’hui pas gourmand dans la cession du club belge. Les dirigeants nordistes cherchent juste à trouver un repreneur capable de mener un projet de long-terme au sein du Royal Mouscron Peruwelz. La solution pourrait venir des actionnaires minoritaires du club : ces derniers pourraient racheter au LOSC ses parts du capital social afin de mener à bien leur projet d’ancrage local du Royal Mouscron Peruwelz. Mais la surface financière de ce groupe d’investisseurs est très limitée et elle pourrait réduire les ambitions d’un club qui souhaite se maintenir en Jupiler League…

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