Economie

Le football européen est-il toujours le centre névralgique des transferts internationaux ?

La FIFA vient de dévoiler son rapport concernant l’activité internationale du marché des transferts hivernal 2016 basée sur les données récoltées via son outil de monitoring TMS. Sans surprise, le poids des investissements opérés par les principaux championnats européens a diminué. Explications…

Et si la Chinese Premier League venait à contester la suprématie des principaux championnats européens sur le football mondial dans un futur proche ? Cette thèse, défendue par certains spécialistes, commence à réunir quelques éléments chiffrés en sa faveur. Alors que son marché hivernal des transferts n’est toujours pas fermé – il s’achève le 26 février prochain pour une reprise des compétitions début mars – les clubs de Chinese Super League concurrencent déjà la Premier League au rang des plus gros investisseurs lors de ce dernier mercato. Grâce aux importantes sommes dépensées par les clubs chinois, la confédération asiatique est d’ores et déjà devenue le deuxième investisseur lors de ce marché hivernal, détrônant ainsi la confédération sud-américaine (CONMEBOL), d’après les données publiées par la FIFA dans son rapport TMS.

Néanmoins, il est important de préciser que les données rassemblées dans ce rapport concernent uniquement les transactions internationales impliquant les clubs professionnels. Ainsi, les investissements domestiques opérés par les différents clubs ne sont pas pris en compte dans la réalisation de l’étude. L’utilisation du système TMS est aujourd’hui uniquement obligatoire dans le cadre de la réalisation de transactions internationales ce qui explique le périmètre de l’étude.

La hausse des investissements chinois provoque logiquement la diminution du poids des 5 principaux marchés européens (Angleterre, Espagne, Allemagne, France, Italie) dans les transferts internationaux. Au total, les clubs des 5 pays désignés ont investi 354 M$ dans le recrutement de joueurs sur les marchés internationaux au cours du dernier mercato hivernal. Cette somme est en recul de 26% par rapport au marché hivernal 2015 alors que le marché mondial des transferts internationaux est en repli de 12% sur la même période. Les clubs des 5 principaux marchés ne représentent plus que 58,6% (354 M$) des investissements totaux du secteur (604 M$).

Lors de ce dernier marché hivernal, les clubs européens des principaux championnats ont plutôt été prudents dans leurs investissements en matière de transferts internationaux. Seuls deux marchés ont ainsi connu une hausse de leurs achats en valeur par rapport au marché hivernal 2015 : la Premier League (+9%) et, de façon plus étonnante, la Ligue 1 (+ 21%). Les investissements notamment réalisés par l’AS Monaco, l’AS Saint-Etienne et les Girondins de Bordeaux ont contribué à cette croissance. Néanmoins, le football professionnel français est le seul marché majeur européen avec l’Italie à enregistrer une balance internationale des transferts positive au cours de ce dernier mercato hivernal.

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Source photo à la Une : © Capture vidéo Youtube – Stoke City FC

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