Economie

Le Milan AC critique fermement le fair-play financier

Le directeur sportif du Milan AC, Umberto Gandini, s’est dernièrement exprimé sur le fair-play financier instauré par l’UEFA pour limiter les déficits dans la gestion des clubs européens. Clairement, le dirigeant lombard n’est pas le premier fan du dispositif tel qu’il est appliqué actuellement. Explications…

Habituellement discret, préférant laisser la parole à Barbara Berlusconi ou encore à Adriano Galliani, le directeur sportif du Milan Umberto Gandini a profité de la fin d’année 2014 pour exprimer son avis au sujet de l’instauration du fair-play financier au sein du football européen. Le dirigeant lombard, qui s’est également exprimé en tant que vice-président de l’European Club Association réunissant les patrons des grands clubs européens, a indiqué ses réticences quant à l’application actuelle du dispositif par l’UEFA.

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Si le dirigeant milanais reconnait sans problème les effets bénéfiques du dispositif avec la limitation des pertes financières globales au sein du football européen, ce dernier estime que le fair-play financier est aujourd’hui trop contraignant concernant le développement économique des clubs de football. Cette application dans un cadre rigide engendre alors des effets pervers. « Il existe actuellement une cristallisation de la hiérarchie européenne. L’arrivée de nouveaux investisseurs est freinée par les restrictions du fair-play financier » a alors indiqué Umberto Gandini.

Assurément, le dirigeant Milanais fait référence aux sanctions infligées par l’UEFA au PSG et à Manchester City en mai dernier. Les investissements massifs reçus de la part de leur puissant actionnaire ne respectaient pas les règles du fair-play financier selon l’UEFA. Des sanctions qui auraient provoqué une onde de choc auprès d’investisseurs désormais réticents à s’engager dans un secteur d’activités sévèrement réglementé.

Le Milan AC lourdement impacté par le fair-play financier ?

« Aujourd’hui, 5 ou 6 clubs européens se situent au sommet de la hiérarchie. Mais l’UEFA devrait travailler à l’instauration d’une élite à 20 clubs au sein du football européen » a alors commenté Umberto Gandini. Suite à cette prise de paroles, le secrétaire général de l’UEFA Gianni Infantino s’est également exprimé pour défendre le dispositif. « Il est important de penser à l’avenir. Le fair-play financier a été instauré afin d’aider les dirigeants à bien gérer leur club de façon durable » a alors commenté le dirigeant de l’UEFA.

Clairement, Umberto Gandini se range dans le camp des dirigeants du PSG ou encore de Manchester City concernant l’application du fair-play financier. Ces derniers demandent des aménagements – prise en compte des niveaux de fiscalité différents en Europe, du niveau d’endettement global, de la solidité des actionnaires… – dans l’application du dispositif financier afin qu’il ne crée pas un frein au développement de certains clubs.

En se rangeant du côté des protestataires, Umberto Gandini pense évidemment à la situation du Milan AC. Entre 2008 et 2013, le club lombard a notamment accumulé 260,2 M€ de pertes, soit un bilan qui ne plait pas vraiment à l’UEFA. Même si certains investissements concernent la modernisation des infrastructures – avec l’édification d’un nouveau siège administratif – la formation lombarde ne peut aujourd’hui se plier aux exigences du fair-play financier tout en demeurant compétitif sur le plan sportif. De plus, la mise en place du fair-play financier aurait empêché le club milanais d’attirer de nouveaux partenaires commerciaux provenant des pays du Golfe, séduits par le plan de modernisation du club présenté par Barbara Berlusconi.

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De plus en plus de voix s’élèvent contre le fair-play financier

La direction du PSG possède ainsi un nouvel allié dans sa volonté de réformer l’application du fair-play financier au sein du football européen. L’UEFA avait d’ailleurs organisé une réunion à ce sujet courant octobre où la direction du club parisien avait pu faire entendre sa position. Le club parisien avait notamment reçu le soutien de la direction de l’OL. Jean-Michel Aulas s’était également rendu à cette réunion de travail.

Lors d’une interview dernièrement accordée à nos confrères de SoFoot, Philippe Diallo, directeur général de l’UCPF, est également revenu sur l’application du fair-play financier mis en place par l’UEFA. Si ce dernier salue l’initiative prise par l’instance européenne en matière de régulation financière, il milite également pour des modifications concernant le dispositif avec notamment la prise en compte des différents types d’endettement au sein des clubs européens. Philippe Diallo souhaite notamment une sévérité accrue envers les clubs possédant une dette fiscale.

Clairement, le PSG n’est pas esseulé dans sa volonté de réformer le fair-play financier. En plus du soutien unanime du football français, le club parisien commence à compter de plus en plus d’alliés à l’échelle continentale. Un ralliement qui pourrait permettre une inflexion de la position de l’UEFA dans les mois à venir…

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