Economie

Vers une nouvelle réglementation financière en Serie A ?

Le patron de la fédération italienne de football, Carlo Tavecchio, vient d’annoncer l’introduction de nouvelles règles financières au sein du championnat de Serie A. Via la mise en place des nouveaux dispositifs, la FIGC espère éviter de revivre une situation semblable à celle vécue par Parma FC lors de la saison 2014-15. Explications…

Alors que la France s’est dotée d’une DNCG depuis le milieu des années 80, la Serie A envisage de mettre en place de nouvelles règles financières plus contraignantes afin de contrôler l’état des finances des différents clubs de l’élite italienne. L’épisode traversée par le club de Parma FC lors de la saison 2014-15 a fait réagir les autorités du football transalpin afin qu’un cas similaire ne se reproduise plus.

Ecofoot.fr a besoin de vous !

Pour maintenir sa qualité rédactionnelle et l'accès au plus grand nombre, Ecofoot.fr a besoin de votre soutien financier. Sans vous, l'aventure d'un média indépendant ne peut exister !

Pour seulement 3€, vous permettrez de pérenniser Ecofoot tout en recevant une contrepartie intéressante. Paiement sécurisé via Paypal.




A l’agonie financièrement et étranglé par les dettes, le club de Parma FC a connu trois changements actionnariaux au cours de la saison 2014-15 et le club n’a pas payé son staff technique ainsi que ses joueurs durant une bonne partie de l’exercice. Le club a fini lanterne rouge en recevant de nombreux points de pénalités infligés par la FIGC en raison de ses difficultés financières. La fédération italienne a même dû avoir recours à son fonds de stabilité pour aider le club parmesan à finir la saison afin de ne pas troubler le déroulement de la compétition. Cette dernière a injecté près de 5 M€ dans les comptes du club pour l’aider à survivre jusqu’à l’issue de la saison 2014-15.

« Un nouvel épisode Parma FC ne doit plus se reproduire » a alors affirmé Carlo Tavecchio aux différents médias transalpins tout au long de l’été. « Cette année, nous avons introduit des règles qui s’appliqueront dans le futur et dès l’année prochaine, nous retrouverons une voie vertueuse sur le plan financier » a ainsi expliqué le patron du football italien.

« L’organisation du football italien est entré dans une période de restructuration. Des décisions importantes ont été prises dernièrement mais je serais arrogant si j’affirmais que nous allons rattraper rapidement notre retard sur les autres championnats européens. Cette année, nous avons mis en place certaines règles d’ajustement économique et nous ne pouvons pas tout faire à la fois. Néanmoins, ces règles sont nécessaires pour la survie économique du football italien » a alors indiqué  Carlo Tavecchio.

Lors de ses différentes interventions, Carlo Tavecchio n’est pas entré dans les détails des nouveaux dispositifs adoptés par la FIGC. Cependant, un examen devrait être instauré à tout actionnaire souhaitant intégrer le capital social d’une formation de Serie A afin d’évaluer ses intentions. Un dispositif qui fait suite au turnover actionnarial démesuré subi par Parma FC lors de la dernière saison et à l’arrivée massive de partenaires financiers internationaux au sein des clubs de Serie A (AS Roma, Inter, Milan AC…).

Carlo Tavecchio

Carlo Tavecchio souhaite exercer un contrôle financier plus soutenu auprès des clubs de Serie A afin d’éviter un nouveau cas Parma FC

Un contrôle financier plus soutenu des formations de Serie A sera bienvenu au sein d’un championnat qui souffre d’un point de vue économique et qui n’est pas à l’abri d’un nouveau cas Parma FC. Comme nous l’expliquait récemment Luca Marotta, spécialiste financier du football italien, les clubs de Serie A ont trop longtemps compté sur le mécénat de leurs propriétaires et ils ont tardé à changer de modèle économique tendant vers l’autofinancement.

Au cours de l’exercice 2014, très peu de clubs de Serie A ont présenté un bilan financier positif. Et pour certains, le résultat net positif est dû à une manipulation comptable souvent liée à un changement actionnarial. C’est notamment le cas de l’Inter qui, avec l’arrivée d’Erick Thohir à sa tête, a enregistré un revenu exceptionnel de 139 M€ lui permettant d’équilibrer des comptes lourdement déficitaires.

Même la Juventus FC, pionnier dans le changement de modèle économique en Serie A avec l’acquisition de la propriété de son stade, a enregistré des déficits au cours des dernières saisons. Néanmoins, avec la hausse de ses revenus commerciaux et l’allègement des charges financières lié aux crédits contractés pour la construction de son stade, la Juventus devrait très rapidement retrouver le chemin des bénéfices.

En revanche, la situation est plus alarmante pour certains clubs de Serie A n’ayant pas entamé de changement de modèle économique et n’étant pas assez attractif pour attirer de nouveaux investisseurs. A l’issue de la saison 2014-15, le Genoa s’est vu refuser la licence UEFA par la fédération italienne en raison de son niveau de déficits trop important. Une situation qu’avait connu Parma FC une saison avant de déposer le bilan…

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez plus à vous inscrire à notre newsletter foot-business. 

Articles populaires

To Top

Send this to a friend

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer