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Publié le 11 novembre, 2016 | par Anthony Alyce

OGC Nice : le directeur général fait le point sur les moyens financiers du club azuréen

Alors que les excellentes performances sportives enregistrées en ce début de saison 2016-17 coïncident avec l’arrivée de nouveaux investisseurs à la tête du club, Julien Fournier, Directeur Général du club azuréen, a tenu à clarifier la situation financière de l’OGC Nice lors d’un entretien accordé à nos confrères de L’Equipe. Pour le moment, le club n’a pas changé de dimension. Eclairage…

Jusqu’à présent, un certain mystère entourait les moyens financiers mis à disposition de l’OGC Nice concernant sa saison 2016-17. Alors qu’un budget de fonctionnement compris entre 42 et 45 M€ a été évoqué dans les médias en début de saison, comment le club a pu alors s’offrir des joueurs du calibre de Mario Balotelli ou Dante lors du dernier marché estival ? Les nouveaux actionnaires, entrés au capital du club à hauteur de 80%, ont-ils mis la main à la poche pour aider l’OGC Nice à supporter une forte inflation de sa masse salariale ?

Une partie des réponses a été donnée par Julien Fournier, Directeur Général du club azuréen, lors d’un entretien accordé à nos confrères de L’Equipe. Très rapidement, le dirigeant niçois a nié un éventuel rôle de mécènes tenus par les nouveaux actionnaires sino-américains du club. « Je vais faire tomber un fantasme : sans minorer leur rôle, ils (ndlr : les nouveaux actionnaires) ne sont pas là pour déverser des flots d’argent, notamment dans les transferts » précise d’entrée le patron exécutif de l’OGC Nice.

Alors que l’OGC Nice aurait accepté de verser des salaires de l’ordre de 450 000 € brut mensuel à Balotelli ou encore 250 000 € à Dante – des chiffres qui n’ont pas été confirmés par la direction niçoise – cet effort financier a été rendu possible grâce aux importantes plus-values enregistrées par le club sur le marché des transferts au cours des derniers exercices selon Julien Fournier. Il évoque notamment le transfert de Nampalys Mendy, récupéré en fin de contrat à l’AS Monaco et vendu autour de 15 M€ à Leicester City.

Cependant, l’arrivée des nouveaux actionnaires n’est pas complètement neutre dans la politique actuellement menée par l’OGC Nice. Ces derniers ont mis à disposition des liquidités, permettant à l’OGC Nice de disposer d’une avance de trésorerie pour gérer au mieux sa saison. Une ligne de crédit qui a encouragé le club azuréen à prendre plus de risques dans sa politique sportive au cours du dernier mercato tout en optimisant ses choix sportifs et financiers. Le club a notamment payé cash le transfert du latéral Dalbert au lieu d’étalonner les versements sur plusieurs années. Un choix qui permet au club azuréen d’économiser jusqu’à 1,5 M€ sur le prix d’un tel transfert. La mise à disposition d’une ligne de crédit de la part de ses actionnaires constitue un précieux avantage pour le club niçois à l’heure où les acteurs bancaires traditionnels sont de plus en plus frileux à aider les clubs professionnels français concernant leur financement.

OGC Nice : le club veut développer ses revenus en internationalisant ses activités

Au cours de l’entretien, Julien Fournier explique également que l’OGC Nice doit construire sa stratégie de croissance en développant ses propres centres de profits, sans compter sur des injections récurrentes entreprises par les nouveaux actionnaires. Une politique qui passe notamment par l’accroissement de la notoriété de la marque OGC Nice, notamment sur les marchés internationaux. Le club compte prochainement engager un collaborateur parlant couramment mandarin afin notamment d’ouvrir des comptes officiels sur les réseaux sociaux chinois. Un marché au sein duquel le club veut créer des synergies.

Néanmoins, dans sa stratégie de développement international, le club ne compte pas oublier son territoire. Au contraire, l’OGC Nice veut exploiter la notoriété internationale de la Côte d’Azur afin de faciliter le développement de sa marque. « Sur le plan national, on reste une petite marque comparée au PSG ou à l’OM, notamment. En revanche, la Côte d’Azur est mondialement connue : si on arrive à lui associer l’image du club, ça donne une résonnance internationale plus forte » a alors précisé Julien Fournier.

La conduite d’une stratégie d’internationalisation en y associant son propre territoire est une politique menée actuellement par le FC Barcelone ou encore le Bayern Munich. Deux clubs qui ont connu de très grands succès en matière de développement sportif et financier au cours des dernières années…

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Source photo à la Une : Flickr.com (YannickCC BY-SA 2.0)


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Spécialiste des problématiques sport-business, j'interviens régulièrement pour différents médias sur des sujets liés à l'économie du football. Entrepreneur & Fondateur d'Ecofoot.fr



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