Economie

Premier League : le prix des abonnements est-il trop élevé ?

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KPMG Football Benchmark vient de publier cette semaine une nouvelle étude concernant la recherche d’une éventuelle corrélation entre la valorisation financière d’un club de football et le prix de commercialisation le moins élevé pratiqué lors de la campagne d’abonnements 2016-17. Un travail intéressant qui met en relief la tarification très élevée appliquée au sein des meilleurs clubs de Premier League. Décryptage…

Existe-t-il une corrélation entre la valorisation d’un club de football et sa grille tarifaire appliquée lors de sa campagne d’abonnements 2016-17 ? Cette recherche d’un éventuel lien a été réalisée par la division Football Benchmark de KMPG à travers un travail dont le cabinet vient de publier ses conclusions. Pour réaliser au mieux cette étude, KPMG Football Benchmark a notamment utilisé son travail publié en mai dernier concernant la valorisation d’un groupe de 32 clubs européens basée sur 5 critères (profitabilité, popularité, potentiel sportif, droits TV et  stade exploité) ainsi que le prix le plus bas pratiqué par les différents clubs lors du lancement de leur campagne d’abonnements pour la saison 2016-17.

Sans surprise, d’après la corrélation observée, les clubs qui pratiquent une tarification très élevée par rapport à leur valorisation sont les formations de Premier League. Arsenal, club qui possède la 5ème valorisation européenne à hauteur de 1 663 M€, pratique le prix d’entrée de gamme le plus cher d’Europe en matière d’abonnement avec un montant plancher de 1 334 €. Ce montant est six fois supérieur à celui du Real Madrid, qui possède la valorisation la plus importante d’Europe.

Néanmoins, Arsenal n’est pas le seul club anglais à pratiquer une tarification très élevée. Tous les clubs appartenant à la classe rouge définie par Deloitte (possédant une tarification d’abonnement bien au-dessus de la corrélation moyenne par rapport à leur valorisation) sont issus de Premier League. On retrouve notamment les voisins de Tottenham, Chelsea ou encore Liverpool et Everton ! Pour Andrea Sartori, Directeur des Sports chez KPMG, l’exemple le plus marquant est celui de Leicester City (même s’il n’a pas été pris en compte dans l’étude finale). « Les Foxes évoluaient au sein du Championship (D2 anglaise) il y a seulement deux ans. Pourtant, leur abonnement 2016-17 le moins cher se classerait dans le top 10 de notre hiérarchie, devant des clubs comme la Juventus, le Paris Saint-Germain ou encore l’Atletico de Madrid » indique ainsi ce responsable chez KPMG.

étude kpmg valorisation vs abonnements

La Premier League et la Bundesliga appliquent des stratégies divergentes

Bien évidemment, plusieurs facteurs expliquent ce constat. Tout d’abord, il existe une faible élasticité prix concernant la billetterie en Premier League. Bénéficiant d’un taux de remplissage supérieur à 90%, la plupart des clubs jouent sur une demande en constante croissance pour pratiquer des prix importants sans craindre une baisse en volume. De plus, les clubs londoniens profitent d’un environnement riche, à très fort PIB/hab tout en captant un certain flot de touristes. Et même le gel des prix pratiqués par de nombreux clubs ne change pour le moment rien à la donne par rapport aux concurrents européens.

A l’inverse, les clubs de Bundesliga sont plutôt les bons élèves de l’étude. Ils se classent tous dans la zone verte définie par KPMG. Pourtant, le championnat allemand pourrait également jouer sur la forte demande en football ; les clubs bénéficiant également de taux de remplissage supérieurs à 90%. Néanmoins, contrairement à la Premier League, les différents clubs de Bundesliga ont souhaité préserver un certain football populaire, pratiquant des prix d’entrée de gamme très bas pour permettre à tout le monde de se rendre au stade. Un élément qui est plus facilement applicable car les clubs allemands disposent de stades plus grands et modernes, leur permettant de se rattraper en partie sur l’effet volume et les recettes BtoB.

Enfin, les clubs français pris en compte dans l’étude se situent plutôt dans la zone intermédiaire, proche de la courbe de tendance. C’est notamment le cas du PSG et de l’OL. Néanmoins, les éléments concernant l’Olympique Lyonnais seront plus précis lors de la saison édition car sa valorisation a été effectuée sans pouvoir tenir compte des revenus additionnels générés par le Parc OL.

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Source photos à la Une : © Wikipedia.org (ctwino)

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