Stratégie

Le projet de nouveau centre d’entrainement de QPR remis en cause

Bien placé pour la remontée en Premier League, le club de QPR pourrait connaitre quelques obstacles judiciaires quant à son projet de modernisation de ses installations. En effet, une association a posé un recours judiciaire afin de préserver le site devant accueillir les nouveaux locaux. Explications…

Alors que l’Olympique Lyonnais a du batailler ferme face aux contestations politiques locales pour obtenir le permis de construire de sa nouvelle enceinte ; le club de Jean-Michel Aulas devrait se sentir solidaire de la cause des Queen’s Park Rangers. En effet, QPR se retrouve actuellement dans une situation similaire concernant l’édification de son nouveau centre d’entrainement et administratif.

Il y a un peu plus d’un an, le club de QPR présidé par l’homme d’affaires malaisien Tony Fernandes (également propriétaire de Caterham en F1) avait lancé une consultation afin de trouver un lieu propice à l’accueil d’un nouveau centre d’entrainement et administratif. Après quelques mois de travail, le club avait décidé de porter son choix sur Warren Farm, commune située dans le district londonien d’Ealing à l’ouest de la capitale britannique.

Le conseil d’Ealing a rapidement accepté la requête du club londonien en lui accordant une concession de 200 ans sur 61 acres. De plus, le conseil n’a pas jugé nécessaire de faire payer un loyer à QPR. Territoire laissé à l’abandon depuis quelques années, le conseil d’Ealing compte sur le dynamisme économique créé par l’arrivée de QPR pour se rétribuer. Il s’agit d’une véritable aubaine pour le club de Tony Fernandes.

Le collectif « Save Warren Farm » a porté un recours en justice

Les dirigeants de QPR comptaient démarrer les travaux en ce début d’année 2014 pour les achever à l’aube de la saison 2016-17. Cette décision stratégique répond à une réelle volonté de la direction de moderniser des installations très vieillissantes. Le projet d’un nouveau stade est également à l’étude.

Cependant, les dirigeants vont sûrement devoir retoucher à leur échéancier. En effet, une association portant le nom « Save Warren Farm » a décidé de porter la décision du conseil d’Ealing en justice pour de nombreuses irrégularités.

Tout d’abord, le collectif Save Warren Farm soutient que les terrains loués gracieusement à QPR appartiennent à la MOL (Metropolitan Open Land). Si tel est le cas, le Conseil d’Ealing ne peut pas prendre seul la décision d’accorder une concession au club de QPR. La décision doit également concerner le maire de Londres ainsi que le Secrétaire d’Etat au gouvernement local.

De plus, Save Warren Farm reproche au Conseil d’Ealing d’avoir volontairement sous-évalué le terrain confié à QPR pour accorder la gratuité de la concession. D’après une étude menée par le Conseil d’Ealing, les 61 acres concédées à QPR vaudraient 2 millions de livres. D’après Save Warren Farm, ce prix équivaut à peine à l’achat d’une maison de la région d’Ealing. Selon le collectif, le terrain concédé à QPR vaut en réalité près de 20 millions de livres.

Qui se cache derrière le collectif « Save Warren Farm » ?

Ce recours en justice n’arrange pas les plans établis par la direction de QPR. Tout le projet avait été ficelé avec le Conseil d’Ealing. Il était initialement prévu que QPR utilise les deux tiers des 61 acres pour bâtir des infrastructures dédiés au club. Il est notamment prévu la construction d’un complexe d’entrainement composé d’un bâtiment de deux étages, d’un autre bâtiment de trois étages dédié à la gestion administrative et d’un complexe sportif en indoor. Le dernier tiers du terrain est normalement dédié à la construction d’un espace de sport communautaire. QPR s’engage à assumer une grande partie des coûts de construction de cet espace communautaire. L’ensemble du complexe doit être également encerclé par un grillage et le personnel de QPR contrôlera les allées et venues sur l’ensemble des 61 acres.

Derrière le collectif « Save Warren Farm » se cache différents groupes politiques proches des milieux écologiques ainsi que des riverains qui ne souhaitent pas l’accueil du club londonien. Le collectif possède le soutien de CPRE, association vouée  à la protection des milieux ruraux en Angleterre. Le recours en justice déposé par le collectif risque de retarder significativement les projets de Tony Fernandes…

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