Economie

Le PSV Eindhoven ne parvient pas à combler son retard financier sur l’Ajax

La direction du PSV Eindhoven a présenté publiquement le bilan financier du club néerlandais pour la saison 2013-14. Si le résultat net est légèrement positif, le club est obligé de vendre ses meilleurs éléments pour équilibrer ses comptes. De plus, le PSV ne parvient pas à combler son retard en matière de développement financier sur l’Ajax Amsterdam. Explications…

La direction du PSV Eindhoven a dévoilé publiquement les résultats financiers du club pour l’exercice 2013-14. Globalement, le club présente un bilan financier conforme à celui de l’exercice 2012-13. Alors que le club avait généré un chiffre d’affaires hors transferts de 63,2 M€ en 2012-13, le PSV Eindhoven affiche un CA de 63,284 M€ pour l’exercice 2013-14. Ainsi, le club néerlandais affiche une faible progression de 0,13%.

chiffre d'affaires psv eindhoven

Pour la troisième année consécutive, le PSV Eindhoven affiche un résultat net positif. Alors qu’il était de 313 000 € en 2012-13, le PSV enregistre un profit de l’ordre de 413 000 € en 2013-14. Un chiffre qui est tout de même éloigné de l’excellent résultat financier de 2011-12 où le club avait enregistré un bénéfice de 27,6 M€.

Si le PSV Eindhoven continue à présenter des comptes sains depuis plusieurs saisons, le club néerlandais est néanmoins obligé de céder certains éléments majeurs de son effectif afin d’équilibrer ses comptes. En effet, malgré des résultats nets positifs, le club enregistre régulièrement un déficit d’exploitation. Lors de l’exercice 2013-14, le déficit opérationnel du PSV s’est ainsi élevé à 1,756 M€.

Pourtant, la masse salariale du club – poste de dépenses généralement le plus élevé au sein des clubs européens – respecte largement les recommandations édictées par le fair-play financier. Au cours de la saison 2013-14, la masse salariale du PSV se situait à hauteur de 29,250 M€ représentant 46% du chiffre d’affaires hors transferts du club. Un ratio qui est largement inférieur à la limite tolérée par l’UEFA (70%).

Si la masse salariale respecte les règles d’une bonne gestion et ne devrait pas conduire à un déficit d’exploitation, le club supporte en revanche d’importants coûts de fonctionnement. Au cours de la saison 2013-14, le PSV a notamment enregistré près de 10 M€ de frais d’administration dus notamment à l’organisation du centenaire du club. Le PSV a également versé 8 M€ destinés à l’entretien d’un stade dont il est le propriétaire. Une partie de cet investissement a également servi à équiper le stade en bornes wifi.

Pour faire face à un résultat opérationnel déficitaire tout en équilibrant les comptes, le PSV est alors obligé de céder ses meilleurs éléments. Une stratégie qui affecte la compétitivité sportive du club néerlandais. Ainsi, la vente de Kevin Strootman à l’AS Roma pour 16,5 M€ a permis au club d’enregistrer une balance des transferts comptable positive de 5,3 M€. Un montant qui a effacé le déficit opérationnel et les charges financières du club tout en permettant au club de présenter un bilan positif net de 413 000 €.

Le PSV Eindhoven ne parvient pas à réduire l’écart financier avec l’Ajax Amsterdam

Cet affaiblissement sportif au détriment de l’équilibre budgétaire accroit l’écart de compétitivité entre le PSV et les meilleurs éléments d’Eredivisie et notamment l’Ajax Amsterdam. Ratant, saison après saison, la qualification pour la Ligue des Champions, le PSV se voit alors privé des lucratifs revenus générés par la compétition majeure européenne.

Alors que le PSV a opéré les mêmes choix stratégiques que l’Ajax – notamment en matière d’accession à la propriété de son stade – le club d’Eindhoven ne cesse de perdre du terrain sur son rival amstellodamois. Grâce à sa participation régulière à la Ligue des Champions, l’Ajax Amsterdam parvient régulièrement à afficher un CA hors transferts supérieur à 100 M€. Un montant qui permet au club amstellodamois de freiner la fuite de ses talents et de conserver une forte compétitivité sportive nationale.

sources de revenus psv vs ajax

Pour renverser la situation, le PSV Eindhoven sera contraint de prendre des risques sportifs pouvant déséquilibrer son bilan financier afin d’espérer une qualification pour la C1 et ses lucratifs revenus. Un choix que la direction a suivi pour la saison 2014-15 : alors que club affiche une balance des transferts négative de l’ordre de 1 M€ lors du dernier mercato estival avec notamment l’acquisition de Luuk de Jong, le club occupe actuellement la tête du championnat néerlandais. Si le PSV maintient ce niveau de performance sportive, le club aura alors gagné son pari.

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