Droits TV

Quelles sont les recettes télévisuelles de la Süper Lig ?

La Fédération Turque de Football vient d’officialiser la conclusion d’un nouvel accord de droits TV concernant la diffusion domestique de la Süper Lig avec l’opérateur Digiturk pour les saisons 2015-16 et 2016-17. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le championnat turc qui bénéficie d’une réévaluation de ses recettes télévisuelles. Explications…

Alors que l’autorité de la concurrence turque a examiné durant deux ans les conditions de l’appel d’offres, cette dernière a délivré un verdict positif au sujet de l’attribution des droits TV du championnat turc de première division pour la période 2015-17. Ainsi, la fédération turque de football (TFF) a pu officialiser l’accord noué avec l’actuel diffuseur du championnat, Digiturk.

Pour conserver l’exclusivité des droits TV du championnat sur la période 2015-17, l’opérateur Digiturk a accepté de réévaluer son offre. Alors que le groupe télévisuel déboursait 256 M€ par an sur la période 2010-15 pour obtenir la diffusion domestique du championnat, ce dernier a accepté de payer une augmentation de 41% pour conserver le football dans son portefeuille de droits sportifs. Ainsi, sur la période 2015-17, le groupe déboursera 362 M€ par an pour diffuser le championnat turc.

Il s’agit globalement d’une excellente nouvelle pour la compétitivité du championnat turc. Par l’intermédiaire de cette hausse, la Süper Lig devient le 6ème championnat bénéficiant des droits TV domestiques les plus élevés d’Europe derrière la Premier League, la Serie A, la Bundesliga, la Ligue 1 et la Liga BBVA. Digiturk a accepté de payer un tel montant car le football revêt un enjeu majeur pour le groupe de télévision payante : comptant plus de 3,5 millions d’abonnés, Digiturk espère rapidement dépasser la barre des 4 millions grâce au renouvellement des droits footballistiques.

Vers une crise de gouvernance au sein du championnat turc ?

Si l’augmentation des recettes télévisuelles est une bonne nouvelle pour le championnat turc, le mode de redistribution de cette manne financière n’a pas encore été défini. Au cours du dernier appel d’offres, 35% du montant non-prélevé par la fédération turque pour ses frais de fonctionnement était redistribué de façon égalitaire aux 18 clubs du championnat. Le reste de la somme était alors attribué en fonction des performances sportives.

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Certains dirigeants souhaitent remettre en cause ce modèle qui n’est pas, selon eux, assez solidaire. Les dirigeants des petits clubs veulent se rapprocher d’une redistribution similaire à celle pratiquée en Premier League. Ainsi, ils demandent la redistribution de 50% de l’enveloppe globale de manière égalitaire. Cette réforme conjuguée à la hausse prévue des recettes télévisuelles globales permettrait de renforcer considérablement la compétitivité globale du championnat sans diminuer les montants actuels perçus par les grands clubs du championnat.

Plus globalement, le mode de gouvernance du championnat turc reçoit de plus en plus de critiques de la part des directions des clubs professionnels. Actuellement administré par la fédération turque, les clubs professionnels souhaiteraient prendre le contrôle de la gouvernance de leur championnat en créant une société privée au sein de laquelle chaque club serait actionnaire à parts égales. Selon différents dirigeants, ce mode de fonctionnement permettrait une négociation plus serrée avec les diffuseurs TV nationaux et internationaux ce qui entraînerait une réévaluation plus importante des droits TV. Si le projet de création d’une « LFP » privée revient souvent dans les sujets de conversation, la TFF contrôle toujours fermement l’organisation de la Süper Lig.

Porté par un marché intérieur important et intéressé par le football, la Süper Lig ne cesse d’accroître ses revenus. Une augmentation des recettes financières qui a permis à certains clubs de réaliser des recrutements intéressants à l’image de Galatasaray avec Wesley Sneijder. Néanmoins, le championnat turc doit encore se structurer au niveau de sa gouvernance afin de renforcer sa compétitivité globale. Il s’agit d’une nécessité pour une compétition qui souhaite à l’avenir concurrencer les meilleurs championnats européens.

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