Stratégie

La réforme de la C1 divise-t-elle le football professionnel français ?

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Alors que des voix divergentes ont été entendues au cours des dernières semaines au sein du football professionnel français au sujet de la réforme de la C1 ; Bernard Caiazzo, dirigeant de l’ASSE et Président du syndicat Première Ligue, affirme que les changements proposés par l’UEFA suscitent l’opposition d’une très grande majorité des dirigeants du football français. Décryptage…

Si Jean-Michel Aulas a joué au VRP de la réforme de la Champions League au cours des dernières semaines, il n’a visiblement pas réussi à convaincre ses homologues du bien-fondé des changements annoncés par l’UEFA pour le football professionnel français.

Lors d’une interview accordée récemment à nos confrères de France Football, Bernard Caiazzo, Co-Président de l’AS Saint-Etienne et Président du syndicat Première Ligue,  a continué à manifester son opposition à cette réforme tout en affirmant que son point de vue est partagé par une grande majorité de dirigeants du football professionnel français.

« Sur 19 membres de Première Ligue, 16 m’ont répondu qu’ils étaient contre (ndlr : la réforme), seul Lyon est pour. Le PSG, lui, n’est ni pour, ni contre […] Il n’y a pas de zones de fracture puisque 90% des clubs vont dans la même direction » a alors indiqué le dirigeant de l’ASSE. Bernard Caiazzo va même plus loin en affirmant que les clubs réunis au sein de l’UCPF sont également opposés à cette réforme, de même que la FFF ou encore la LFP.

Pourquoi une majorité des dirigeants de Ligue 1 sont opposés à la réforme ?

Si, d’un point de vue strictement sportif, cette réforme ne semble pas réellement pénalisante pour le football professionnel français ; Bernard Caiazzo reproche la manière dont les décisions ont été actées. La prise de décision en petit comité, profitant d’une vacance du pouvoir au sein de l’UEFA irrite profondément le dirigeant des Verts.

Outre les changements opérés sur le mode de qualification des équipes – qui permet pour le moment à la Serie A d’être la grande gagnante de cette réforme sur le plan sportif – un autre élément chiffonnerait la majorité des dirigeants des clubs français. Cela concernerait les nouveaux critères mis en place pour répartir les recettes de la Champions League.

« L’écart avec les clubs espagnols, anglais, allemands et italiens va encore augmenter, d’autant que les nouvelles clés de répartition donnent une prime à l’ancienneté. A l’arrivée, c’est comme si le vainqueur de Roland-Garros gagnait deux fois plus d’argent selon qu’il s’agit de Djokovic ou de Pouille » annonce alors le président stéphanois.

Pour le moment, l’UEFA n’a pas communiqué publiquement sur les nouveaux critères précis de répartition du prizepool en Champions League à partir de l’édition 2018-19. Néanmoins 30% de l’enveloppe totale pourrait être allouée à des critères d’ancienneté, liés notamment aux performances enregistrées au cours des 10 dernières années dans la compétition ainsi qu’au palmarès acquis en C1. Ces critères ne seraient néanmoins pas défavorables à tous les clubs français : le PSG et… l’OL pourraient bénéficier d’un joli bonus grâce à ces changements.

En attendant, les dirigeants de football français opposés à cette réforme comptent sur l’élection d’Aleksander Ceferin à la tête de l’UEFA et sur le mouvement de contestation initié par l’EPFL pour faire bouger les lignes. Cette réforme est peut-être encore loin d’être définitivement adoptée…

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Source photo à la Une : © Ecofoot.fr

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