Stratégie

Sepp Blatter fera-t-il fuir les sponsors de la FIFA ?

Alors que Sepp Blatter fait office de grand favori à sa propre réélection à la présidence de la FIFA en mai prochain, certains de ses rivaux tente de l’attaquer sur les conséquences de l’éventuelle dégradation de l’image de l’institution auprès des partenaires commerciaux. Une tactique risquée qui pourrait s’avérer infructueuse. Explications…

Malgré une gestion catastrophique du rapport Garcia au sujet des conditions de l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, Sepp Blatter ne semble pas avoir totalement perdu la confiance des différents présidents de fédération à travers la planète. Le dirigeant suisse fait toujours office de grand favori à sa propre succession lors de l’élection présidentielle de la FIFA dont le scrutin se tiendra le 29 mai prochain.

Pourtant, certains de ses rivaux tentent de jouer cette carte afin de le déstabiliser. C’est notamment le cas du prince jordanien Ali Ben Al Hussein, qui appuie volontairement sur la dégradation d’image dont a souffert la FIFA au cours des derniers mois afin de faire vaciller le favori suisse de l’élection.

Selon Ali Ben Al Hussein, les troubles entourant la désignation du Qatar comme pays hôte du Mondial 2022 et le refus de la publication du rapport Garcia à ce sujet ont jeté le trouble sur l’institution. Une image salie qui pourrait causer une baisse des recettes commerciales de la FIFA au cours des prochaines années selon le dirigeant jordanien.

Pour appuyer ses propos, Ali Ben Al Hussein évoque notamment le récent retrait de Sony ou encore Emirates comme sponsor officiel de l’institution. Au total, six sponsors ont dernièrement annoncé la non-prolongation de leur partenariat avec l’institution internationale à l’issue de l’année 2014.

Le bilan financier plaide pour Sepp Blatter

Si le départ de certains sponsors est un fait avéré, aucun d’entre eux n’a formellement évoqué une dégradation d’image de l’institution comme raison principale. Des désaccords financiers ont notamment été avancés par la compagnie aérienne Emirates afin d’expliquer son retrait. Les problèmes liés aux techniques d’ambush marketing ont vraisemblablement plus pesé dans le départ de Sony plutôt que des problèmes d’image véhiculés par la FIFA. Le comité exécutif de la FIFA a d’ailleurs indiqué qu’il avait déjà recruté les remplaçants des sponsors partants et les noms devraient être annoncés rapidement.

De plus, il est difficile d’attaquer Sepp Blatter sur l’aspect financier. Au cours de l’exercice 2014, la FIFA a pour la première fois de son histoire réalisé un chiffre d’affaires supérieur 2 milliards de dollars. Au cours des 4 dernières années, l’institution a également enregistré plus de 338 millions de dollars de profits. L’augmentation des revenus commerciaux ont très largement contribué à la hausse de chiffre d’affaires.

chiffre d'affaires FIFA

Enfin, en mettant en cause une potentielle dégradation d’image de la FIFA liée à la désignation du Qatar comme pays hôte de la Coupe du Monde 2022, Ali Ben Al Hussein pourrait potentiellement s’attirer quelques inimités au sein de sa propre confédération. Alors qu’il ne semble pas parvenu à réaliser l’unanimité auprès des fédérations liées à l’AFC, cette affaire pourrait causer du tort au prince jordanien au sein d’une confédération asiatique où il jouit pourtant d’une forte cote de sympathie.

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