Economie

La survie du Nîmes Olympique est-elle en jeu ?

Hier, la commission de discipline de la LFP a prononcé une sanction très sévère à l’encontre du club de Nîmes Olympique au sujet de tentatives de matchs truqués. Une décision qui pourrait entrainer un imbroglio judiciaire et actionnarial au sein du club gardois. Explications…

Via son président Sébastien Demieux, la commission de discipline de la LFP a rendu public son verdict au sujet de l’affaire des matchs truqués secouant la Ligue 2 au cours des dernières semaines. Impliqué par l’intermédiaire de plusieurs de ses ex-dirigeants, le club de Nîmes Olympique a reçu une rétrogradation administrative d’une division à l’issue de la saison 2014-15 comme sanction.

Outre la sanction prononcée à l’encontre du club gardois, l’ex-président et actionnaire Jean-Marc Conrad, a reçu une suspension de toutes fonctions officielles pour une période de 7 ans. L’autre actionnaire du club, Serge Kasparian, par qui l’enquête a démarré, a reçu une interdiction de prise de licence pour les 10 prochaines années. D’autres personnalités naviguant dans l’entourage du club gardois – à l’image de Michel Moulin – ont également reçu des sanctions individuelles.

Si l’arrangement des rencontres suspectées n’a pu être prouvé par l’enquête menée par la LFP, des tentatives opérées par l’ancienne direction gardoise auraient été mises à jour par la Ligue. Quatre rencontres de fin de saison 2013-14 sont dans le viseur : CA Bastia – Nîmes Olympique, Dijon FCO – Nîmes Olympique, SM Caen – Nîmes Olympique et US Créteil Lusitanos – Nîmes Olympique.

Le président de Nîmes Olympique condamne les agissements de l’ancienne direction

Dans la foulée de la décision rendue par la LFP, l’actuel président de Nîmes Olympique, Christian Perdrier, a tenu à réagir en tenant une conférence de presse. Ce dernier a manifesté sa tristesse et son sentiment d’injustice à la vue des sanctions prononcées. Le président gardois ne comprend pas l’ampleur des sanctions envers un club alors que les faits portent sur des actes individuels menés par d’anciens dirigeants du club.

Si le club s’estime lésé dans la décision rendue par la LFP, l’actuelle direction a tout de même fermement condamné les agissements menés par l’ancienne présidence et notamment Jean-Marc Conrad. Alors qu’une enquête judiciaire est en cours et n’a pas encore rendu ses conclusions, Christian Perdrier a tout de même fustigé et tenu pour responsable l’ancien président du club gardois de la situation actuelle du club.

D’autres membres du club, à l’image de l’entraineur José Pasqualetti ou encore du parrain du club Jean-Jacques Bourdin, ont tenu à souligner la légèreté du dossier menant à cette sanction extrêmement sévère. « Il n’y a aucune preuve » a ainsi indiqué le journaliste RMC dans son émission matinale du jour.

Malgré cette décision vécue comme une injustice, le club de Nîmes Olympique compte se battre sur le terrain sportif pour annihiler les effets d’un tel verdict. Ainsi, la direction du club a indiqué qu’elle se battrait pour finir dans les trois premiers du championnat 2014-15 de Ligue 2 afin d’éviter une relégation administrative en National. En effet, en cas de podium en fin de saison, Nîmes Olympique pourrait ainsi sauver sa place au sein du championnat de Ligue 2.

Vers un imbroglio judiciaire et actionnarial pour Nîmes Olympique ?

Si le club compte se battre sur le terrain sportif pour sauver la situation du club, la direction a également décidé d’entamer la bataille sur le terrain judiciaire. Immédiatement, Christian Perdrier a indiqué qu’il ferait appel de la décision prononcée par la commission de discipline de la LFP à l’encontre du club auprès de la commission d’appel. En cas de nouveau verdict défavorable, la direction de Nîmes pourrait ensuite se tourner vers le CNOSF, puis vers les juridictions administratives (tribunal administratif, cour administrative d’appel, conseil d’état). La LFP n’est pas à l’abri de revivre un feuilleton judiciaire comparable à celui de Luzenac à l’été 2014.

Christian Perdrier

Christian Perdrier compte se battre sur le terrain judiciaire afin d’éviter la rétrogradation de son club en National.

En plus des différentes procédures judiciaires, les sanctions prononcées à l’encontre de certains (ex)-dirigeants du club posent un problème actionnarial du côté de Nîmes Olympique. Si Christian Perdrier a tout de suite été rassurant quant au maintien de l’engagement de Rani Assaf – partenaire de Xavier Niel dans la société Iliad – malgré la décision de la LFP, ce dernier ne possède que 48% des parts du club. Le reste du capital social est détenu par les deux actionnaires condamnés dans l’affaire : Jean-Marc Conrad et Serge Kasparian.

Néanmoins, ces deux derniers doivent encore s’acquitter de dettes financières auprès de l’ancien propriétaire du club, Jean-Louis Gazeau. S’ils ne remboursent pas les sommes liées au rachat du club avant juin 2015, Jean-Louis Gazeau récupèrera ses parts au sein du club gardois. Il sera alors libre de les revendre à Rani Assaf si ce dernier compte devenir actionnaire majoritaire du club. Etant donné les sanctions prononcées à l’encontre de Jean-Marc Conrad et Serge Kasparian, il y a peu de chances que ces deux hommes versent les sommes dues à Jean-Louis Gazeau avant l’échéance définie…

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