Stratégie

L’UEFA a rendu son verdict au sujet des clubs situés en Crimée

Face à une situation géopolitique de plus en plus tendue entre la Russie et l’Ukraine, l’UEFA n’a pas tardé à rendre son verdict concernant la participation de formations de Crimée aux compétitions organisées par la Fédération de Russie. Une décision qui a pour l’instant satisfait l’ensemble des protagonistes…

Le panel d’urgence de l’UEFA – composé du président de l’institution Michel Platini, du vice-président  Senes Erzik, du vice-président chargé des questions financières Marios Lefkarkis et de deux autres membres du comité exécutif de l’UEFA – a rendu vendredi dernier un premier verdict au sujet de la participation des clubs situés en Crimée au sein des compétitions organisées par la fédération de Russie. Ainsi, l’UEFA a décidé, pour le moment, de ne pas prendre en compte les résultats des clubs de Crimée participant à des compétitions organisées par la RFU (Russian Football Union).

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En d’autres termes, les résultats obtenus par les trois formations de Crimée intégrés aux compétitions nationales russes – TSK Simferopol, SKChF Sevastopol et Zhemchuzhina Yalta – ne seront pas validés pour le moment par l’UEFA. Les trois formations de Crimée doivent notamment prendre part à la Coupe de Russie et ont également été intégrées au sein des divisions inférieures du championnat russe.

Cependant, l’UEFA a également indiqué qu’elle poursuivrait les discussions avec la RFU (Russian Football Union) et la FFU (Football Federation of Ukraine) afin de trouver un arrangement quant à l’avenir des clubs de la région. Consciente de la difficile réintégration des clubs au sein des compétitions ukrainiennes, l’UEFA espère obtenir un accord entre les deux fédérations afin d’éclaircir l’avenir des trois clubs en question.

La Russie est satisfaite de la décision prise par l’UEFA

Paradoxalement, la décision prise par l’UEFA a ravi la RFU qui a exprimé sa satisfaction par l’intermédiaire de son président Vyacheslav Koloskov. En effet, la fédération de football russe craignait de recevoir des sanctions envers ses clubs sur la scène européenne en raison de l’intégration des clubs de Crimée à ses compétitions nationales. Cette simple non homologation des résultats des clubs de Crimée soulage une fédération qui accueillera le Mondial 2018. D’autant que la non-prise en compte des résultats ne pose pas de véritables problèmes : les clubs de Crimée évoluent dans des divisions inférieures et n’ont que très peu de chances d’accéder aux compétitions continentales (uniquement via la coupe nationale).

Vyacheslav Koloskov

Vyacheslav Koloskov est satisfait par la décision prise par l’UEFA au sujet des clubs situés en Crimée.

Du côté des dirigeants des formations de Crimée, on semblait également partager la satisfaction de la fédération russe. Evgeniy Repenkov, directeur général de FC SKChF Sevastopol, a souligné une décision « lucide » prise par l’UEFA. Ce dernier espère un arrangement rapide avec la fédération ukrainienne afin de valider définitivement l’intégration de son club au sein des compétitions russes.

La FIFA demande des aménagements pour l’accueil du Mondial 2018

Comme à son habitude, l’UEFA a été prudente dans la gestion du dossier de la Crimée. L’institution européenne n’a pas souhaité sanctionné une fédération dont les actes prennent leurs sources dans des problèmes géopolitiques. De plus, en cas de sanctions envers la fédération russe, l’UEFA s’exposait à de sévères critiques concernant la gestion du cas Israël. En effet, la fédération israélienne autorise depuis de nombreuses années la participation à ses compétitions nationales de clubs se situant dans des zones colonisées à l’image du Beitar Ironi Ma’le Adumim ou encore de Deitar Giv’at Ze’ev.

Si l’intégration des clubs de Crimée ne l’expose à aucune sanction et ne remet pas en cause l’organisation du Mondial 2018 ; la FIFA a profité d’une visite en Russie pour demander à la fédération des ajustements concernant la tenue de l’événement. En effet, l’institution internationale souhaiterait la réduction des villes hôtes de 11 à 9 et réduire le nombre de stades utilisés de 12 à 10.

Cette demande a été réalisée pour réduire les coûts d’organisation de l’événement et afin d’éviter les retards de livraison connus notamment lors de l’organisation du mondial brésilien. De plus, cette réduction permettrait également de diminuer les distances parcourues par les pays qualifiés lors de la tenue de l’événement.

Pour le moment, le ministre des Sports de la Fédération de Russie, Vitaly Mutko, a fait savoir à la FIFA qu’il ne suivrait pas les recommandations énoncées. La Russie compte toujours organiser l’événement dans les 11 villes hôtes désignés, d’autant que les travaux d’aménagement des nouveaux stades ou d’infrastructures n’ont subi aucun retard jusqu’à présent. Enfin, le coût d’organisation du Mondial  2018 sera sans doute le plus élevé de l’histoire. Vitaly Mutko a reconnu se baser actuellement sur un budget de 21 milliards d’euros, soit 6 milliards d’euros de plus que le premier budget prévisionnel établi par la fédération russe. Et le coût pourrait encore gonfler…

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