Economie

Uli Hoeness espère que le fair-play financier sera appliqué avec rigueur

Le président du Bayern Munich, Uli Hoeness, s’en est pris ouvertement hier aux clubs bénéficiant de la manne financière du Qatar sur une chaine autrichienne. Dans les années à venir, il espère que l’UEFA « prendra ses responsabilités et sanctionnera les clubs qui dépensent plus qu’ils ne gagnent ».

Le Bayern Munich n’est pas friand du Qatar. Après les attaques répétées du Carl-Heinz Rummenigge à l’encontre des clubs dirigés par un actionnariat qatari, c’est au tour d’Uli Hoeness de montrer les crocs. Interrogé sur le fair-play financier mis en place par l’UEFA et son président Michel Platini, il ne passe pas par quatre chemins pour critiquer les premières mesures.

S’il est très content de la mise en place de ce dispositif permettant à tous les clubs européens de « luter à armes égales », il est pour le moment déçu par son application. « Cela ne sert à rien d’exclure Malaga » indique le dirigeant du Bayern Munich.

Pour le président du club allemand, il est nécessaire que l’UEFA exclue rapidement de toute compétition européenne deux ou trois gros clubs qui ne respectent en rien les règles du fair-play financier.  Et il cible des noms : « Michel Platini devrait surveiller ce qu’il se passe chez ses amis français du PSG ou à Manchester City ».

Selon Uli Hoeness, ces clubs ne respectent pas les règles. Et ils mettent tout en œuvre pour les contourner contrairement au Bayern qui possède une gestion exemplaire avec des comptes positifs chaque année.

Uli Hoeness n’a pas complètement tort mais le dispositif du fair-play financier pose question

Quand il parle de contournement, Uli Hoeness fait bien évidemment référence au contrat de sponsoring conclu entre le PSG et l’office du tourisme du Qatar qui pourrait atteindre jusqu’à 200 millions d’euros par an ! Un contrat en or qui est environ quatre fois supérieur aux plus gros contrats de sponsoring actuels. Une validation de la part de l’UEFA serait un aveu de faiblesse face à la puissance des actionnaires.

Michel Platini fair-play financier

Michel Platini fermera-t-il les yeux sur le nouveau contrat de sponsoring du PSG pour contourner les règles du fair-play financier ?

Mais Uli Hoeness occulte volontairement un bémol au sujet du fair-play financier. Si celui-ci va permettre d’assainir les comptes, il constitue un véritable frein à tout club souhaitant faire de lourds investissements pour progresser rapidement.

En effet, des clubs comme Manchester United, Barcelone ou le Bayern Munich ont acquis une telle popularité que les revenus générés par celles-ci devraient suffire pour maintenir leur niveau sportif avec les recettes actuelles. Mais pour les clubs qui cherchent à progresser très rapidement dans la hiérarchie européenne comme le PSG ou Manchester City, ils ne peuvent accroitre leurs revenus de manière aussi soudaine. Ils sont donc obligés de dépenser plus d’argent qu’ils n’en récoltent.

De même, le fair-play financier va freiner des investissements de longs termes. En effet, des projets d’acquisition d’un nouveau stade dont le club en serait propriétaire deviennent de plus en plus difficiles à concrétiser. Car les clubs ne vont plus pouvoir s’endetter comme ils le souhaitent.

Le fair-play financier combat une cause noble. Cependant, une mise en application trop sévère freinerait des investissements légitimes dans le football. Mais ce n’est pas le problème d’Uli Hoeness.

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