Le FC Nantes est parvenu à l’issue du dernier exercice à afficher un résultat net légèrement bénéficiaire. Mais le club doit cette performance à un gros effort réalisé par son actionnaire. Eclairage.
« Si quelqu’un vous dit qu’il n’est pas inquiet, il est complètement inconscient. » Voilà comment Waldemar Kita résumait la situation des droits TV dans le football professionnel français en juin 2024, quelques jours avant la signature d’un accord définitif avec DAZN pour la saison 2024-25 loin des ambitions financières initialement affichées par les dirigeants du football professionnel français.
Depuis, la situation ne s’est guère arrangée avec le départ du diffuseur britannique au bout d’une seule saison et le lancement de Ligue 1+ qui, malgré un véritable carton commercial à son démarrage, ne permettra pas de distribuer d’importantes recettes aux clubs en cette première saison. « Certains clubs se retrouvent amputer de 50% de leur chiffre d’affaires avec des coûts fixes difficilement ajustables. De nombreux clubs vont perdre beaucoup d’argent » nous précise un financier expert du sport professionnel préférant garder l’anonymat.
Pour le FC Nantes, la contraction des recettes audiovisuelles est déjà perceptible dans son compte de résultat de la saison 2024-25. En effet, le club subit une baisse de ses produits d’exploitation de 40% par rapport à la saison précédente pour atterrir à peine au-dessus de la barre des 40 m€. A eux seuls, les revenus télévisuels sont en repli de plus de 7 m€, passant de 20,4 à 13 m€. A cela s’ajoute la fin des versements de CVC, provoquant une nouvelle diminution de recettes de 16,5 m€ par rapport à 2023-24.
Parmi les autres sources de revenus, le FC Nantes a enregistré une progression de ses revenus matchday pour atteindre 11,8 m€. Une croissance qui est néanmoins bien insuffisante pour compenser la baisse des revenus médias. Concernant les recettes de sponsoring, le club a encaissé l’an dernier un peu plus de 10,8 m€.
Un résultat net pourtant à l’équilibre