Portée par l’effet Paris 2024 et les deux médailles des Bleus, la FFTA a établi un nouveau record de licences en 2025. Désormais proche de ses limites d’accueil, elle cherche à consolider ce socle tout en s’adressant davantage aux jeunes publics. Décryptage.

Lisa Barbelin, médaillée de bronze aux JO de Paris 2024 – Photo : Icon Sport
Le tir à l’arc français a pleinement profité de l’élan des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Preuve en est : selon les chiffres dernièrement dévoilés par l’INJEP, la FFTA fait partie du TOP 5 des fédérations olympiques en matière de croissance avec une hausse de son nombre de licenciés de 10% pour se rapprocher de la barre des 85 000 à l’issue de la saison 2024-25.
Une accélération du nombre de licenciés qui ne constitue pas totalement une surprise pour la FFTA. « A la sortie de chaque édition des Jeux Olympiques, notre nombre de licenciés augmente significativement. Car on est un sport de Jeux Olympiques. Le grand public nous ‘’découvre’’ à ce moment-là grâce à la très forte hausse de médiatisation liée l’événement » nous décrit alors Julien Mégret, Président de la FFTA.
Mais l’édition parisienne a évidemment amplifié le mouvement. Le tir à l’arc a alors bénéficié d’une importante fenêtre d’exposition nationale grâce notamment aux bonnes performances des archers tricolores : l’équipe masculine a décroché l’argent tandis que Lisa Barbelin a remporté le bronze en individuel.
Dès la rentrée de septembre 2024, les clubs ont donc vu affluer les demandes. Avec un revers immédiat : l’appareil fédéral s’est retrouvé tout près de la saturation. « Théoriquement, si tous les clubs avaient atteint leur record, on aurait accueilli… 90 000 licenciés. Nous étions alors tout proche de la jauge maximale » note Julien Mégret. Dans les faits, de nombreuses structures ont dû refuser des pratiquants, faute de créneaux, d’équipements ou surtout d’éducateurs disponibles. La tension a été assez homogène sur le territoire, sans zone critique clairement identifiée.
L’an dernier, la FFTA a connu une légère baisse de ses effectifs en totalisant environ 83 000 licenciés. Une contraction qui n’a rien d’alarmant pour la Fédération, y voyant là la répétition du cycle traditionnel de l’après-Jeux, avec une légère baisse des pratiquants en N+2. Le véritable test intervient maintenant : « Il ne faudrait pas descendre en dessous des 83 000 licences en 2026-27 » prévient Julien Mégret. L’objectif pour la saison qui s’ouvre consiste donc à préserver ce haut plateau de licenciés sur lequel repose actuellement la FFTA.
Une discipline qui a le vent en poupe chez les seniors
