Dominateur sur le plan sportif au cours des dernières saisons, le Stade Toulousain Rugby affiche en coulisses l’un des modèles économiques les plus solides du sport professionnel français, lui permettant désormais de présenter systématiquement un résultat à l’équilibre et même d’encaisser de substantiels bénéfices lors de certains exercices. Eclairage.
« La construction de notre budget n’est pas classique au sein du sport professionnel français. Il repose intégralement sur le chiffre d’affaires que nous sommes en capacité de générer. Le club s’inscrit dans l’économie réelle. »
Voilà comment Vincent Bonnet, Directeur Marketing et Communication du Stade Toulousain Rugby, nous décrivait il y a quelques mois le modèle économique des Rouge et Noir. Il faut dire que les chiffres donnent raison au haut-cadre toulousain.
En effet, à l’issue de l’exercice 2024-25, dont les comptes viennent d’être publiés, le Stade Toulousain a enregistré un résultat net positif à hauteur de 160 000 €. Une bottom line excédentaire qui ne constitue pas une anomalie dans l’histoire récente du club toulousain.
A l’heure où de nombreux clubs professionnels – notamment dans le football professionnel mais aussi dans le monde de l’ovalie – tirent la langue ; le Stade Toulousain en est ainsi à son sixième résultat excédentaire d’affilée, accumulant près de 4 m€ de bénéfices depuis 2020.
Sur la seule saison dernière, le Stade Toulousain a affiché un EBITDA positif de près de 2,5 m€, traduisant la solidité de son modèle opérationnel. « Notre modèle est toujours à redéfinir, compléter et affiner » expliquait dernièrement Didier Lacroix, Président du Stade Toulousain, dans les colonnes du Monde. Un questionnement permanent qui pose ainsi les bases d’un modèle économico-sportif solide.
Stade Toulousain, des similitudes avec le modèle du FC Bayern