Le Stade Brestois 29 a enregistré un record de chiffre d’affaires à l’issue du dernier exercice tout en engrangeant des profits relativement conséquents pour l’industrie. Une situation qui est due à la participation historique du club en Champions League mais aussi à sa gestion prudente visant à anticiper l’avenir (proche) et la terrible crise des droits TV vécue par le football professionnel français. Décryptage.
« La période n’est pas facile à traverser d’un point de vue financier pour l’ensemble des clubs. Ce n’est pas simple d’investir. Pour concrétiser de nouveaux projets, il faut être sûr de pouvoir y associer des revenus en face. »
Voilà comment Guillaume Gélébart, Directeur Commercial du Stade Brestois 29, nous décrivait au printemps dernier la politique d’investissement menée par le club breton. Une prudence qui symbolise totalement l’état d’esprit animant l’ensemble des composantes du SB29 en cette période de vaches maigres pour le football professionnel français.
Pourtant, le Stade Brestois aurait pu perdre la tête étant donné ses performances sportives et financières enregistrées ces dernières saisons. Ayant participé pour la première fois de son histoire à la prestigieuse Ligue des Champions l’an dernier – tout en parvenant à se hisser jusqu’à la phase de play-offs – ce parcours européen a contribué à fortement accroître le chiffre d’affaires du Stade Brestois 29.
A elle-seule, cette participation européenne a permis au Stade Brestois 29 d’encaisser près de… 52 m€ ! Au total, le Stade Brestois 29 a ainsi enregistré un chiffre d’affaires 90,7 m€ l’an dernier, soit un montant en progression de 49% par rapport à l’exercice précédent.
Le club est même parvenu à franchir la barre des 100 m€ de produits d’exploitation – 101,2 m€ très exactement – en y intégrant les reprises sur amortissements et autres produits dont les plus-values sur le marché des transferts.
Et ce alors que les droits TV domestiques perçus pour sa participation en L1 ont drastiquement chuté. Ces derniers sont ainsi passés de 42,5 m€ en 2023-24 – somme comprenant également la dernière tranche versée par CVC – à seulement 8,7 m€ lors du dernier exercice écoulé.
Thésauriser pour mieux affronter l’avenir