Acronyme bien connu des experts de la finance, l’EBITDA est un indicateur relativement peu observé dans l’univers du football professionnel. Il peut pourtant s’avérer utile pour évaluer la pérennité d’un modèle économique. Décryptage.
FC EBITDA : voilà le surnom qu’avaient attribué certains fans de l’Olympique Lyonnais à leur club de cœur à la fin des années 2010, période au cours de laquelle son dirigeant emblématique, Jean-Michel Aulas, mettait régulièrement en avant cet indicateur pour évoquer les solides performances financières du club à défaut de nouveaux titres glanés sur les terrains.
Mais alors que l’EBITDA, acronyme anglo-saxon signifiant Earnings before Interest, Tax, Depreciation & Amortization, est un KPI attentivement observé par les professionnels de la finance pour évaluer les performances opérationnelles d’entreprises évoluant dans le même secteur d’activité ; il est très peu évoqué dans l’univers du sport professionnel. Y compris au sein des organes de régulation qui n’imposent aucun standard ou ratio minimal à respecter à partir de l’EBITDA.
« L’EBITDA mesure la performance opérationnelle d’une entreprise c’est-à-dire les bénéfices (ou pertes) enregistrées par l’activité avant les effets financiers, comptables et fiscaux. Mais il perd en intérêt dans l’univers du football professionnel où les activités de transferts jouent un rôle important dans l’équilibre des clubs » nous confie un expert de la finance habitué à gérer des dossiers dans le sport professionnel.
Un indicateur qui confirme le bon modèle de gestion du Stade Brestois 29