
Sara Balzer durant les derniers championnats d’Europe en France – Photo Icon Sport
La Fédération Française d’Escrime compte atteindre d’ici 6 ans la parité en termes de licenciés. Un objectif qui est en apparence ambitieux compte tenu des statistiques actuellement affichées mais aussi de l’histoire de la discipline. Mais la fédération se donne les moyens de ses ambitions. Et les premiers résultats de son plan de féminisation sont déjà là. Décryptage.
Un peu plus de 20 000. C’est le nombre de licenciées féminines que recense à ce jour la Fédération Française d’Escrime. Ainsi, 35% de ses licenciés sont des femmes. Un taux qui a significativement progressé au cours des dernières années puisqu’il n’était que d’un peu plus de 30% en 2021.
Bon nombre de fédérations se féliciteraient d’une telle dynamique. Mais ce n’est pas le cas du côté de la Fédération Française d’Escrime. Ses dirigeants espèrent encore accélérer la tendance pour atteindre dès 2032 un taux de 50% de femmes parmi les licenciés. C’est en tout cas l’objectif qui a été fixé par Rémy Delhomme, Président de la FFE.
Et on ne se contente pas que de paroles du côté de l’instance. Un ambitieux plan de féminisation, couvrant la période 2025-28, a notamment été mis en place pour satisfaire les objectifs. « À travers ce plan, l’enjeu n’est pas uniquement de développer la pratique féminine. Il est de contribuer à faire évoluer durablement nos cadres, nos réflexes et nos cultures, pour que chacune puisse trouver sa place, s’y maintenir et s’y projeter » expliquait en préambule de ce plan Magali Moscaud, Présidente de la commission féminisation de la FFE.
Des freins clairement identifiés