Economie

Ligue des Champions : une évolution de la redistribution des dotations défavorable aux clubs français ?

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Mitch Gunn / Shutterstock.com

En cette édition 2018-19, l’UEFA a procédé à une refonte du modèle de redistribution des dotations de Champions League en accordant une part moindre au critère « marketpool », lié aux droits TV versés par chaque pays. Une modification qui n’intervient pas forcément à un bon moment pour les clubs de Ligue 1. Décryptage.

Lors de la réforme de la Champions League présentée en 2016 par l’UEFA et entrant en vigueur en cet exercice 2018-19, la fédération européenne ne s’est pas simplement attaquée au mode de qualification des 32 équipes participantes. Si la qualification directe des quatre équipes des quatre meilleurs championnats européens pour la compétition a fait grand bruit ; une autre mesure peut-être bien plus impactante fait également son apparition en cette nouvelle édition de la C1.

En effet, l’UEFA a décidé de procéder à une refonte des critères de redistribution des dotations de la compétition. Alors que, par le passé, les sommes versées par les diffuseurs nationaux avaient un poids important dans la redistribution des recettes de la compétition ; la part du critère marketpool va désormais passer de 40% à 15% de la redistribution générale.

En complément, la fédération européenne a décidé d’introduire un nouveau critère, basé sur l’historique des clubs dans la compétition, et qui représentera 30% de la redistribution totale des dotations. Un critère qui prend en compte les performances des clubs en C1 au cours des 10 dernières années ainsi que les titres glanés dans la compétition.

Les droits TV de C1 ont fortement augmenté en France

Cette remise à plat du système de redistribution des dotations n’intervient pas forcément à un bon moment pour les clubs français. Si les différentes formations ont souffert par le passé de recettes télévisuelles inférieures à leurs principaux concurrents européens ; l’intense concurrence que se sont livrés les diffuseurs français lors du dernier appel d’offres de l’UEFA a provoqué une forte inflation.

Pour arracher l’exclusivité de la diffusion de la C1 à la concurrence, le groupe Altice va verser une somme évaluée à 315 M€ par saison durant les trois prochaines éditions. Soit un montant plus important que celui versé par les diffuseurs italiens (280 M€) ou encore espagnols (240 M€). La France constitue désormais le deuxième marché européen en termes de droits TV pour l’UEFA, derrière le Royaume-Uni.

Dans le même temps, l’introduction d’un critère historique n’est pas forcément favorable aux formations françaises. Dans l’histoire de la C1, seul l’Olympique de Marseille a remporté la compétition.

Le Paris Saint-Germain va tout de même percevoir un joli pactole

Dans l’absolu, les clubs français ne seront néanmoins pas perdants en cette édition 2018-19. Face à l’augmentation générale de l’enveloppe redistribuée par l’UEFA, les trois clubs de L1 vont percevoir des dotations en forte hausse.

Et concernant le seul critère historique, certaines formations françaises s’en sortent bien grâce à des résultats honorables et réguliers obtenus au cours des 10 dernières années. C’est notamment le cas du Paris Saint-Germain, qui va percevoir une somme de l’ordre de 26,6 M€ pour ses performances historiques, se classant ainsi au 9ème rang sur ce critère. Et en cas de très bon parcours en C1, le club parisien pourrait percevoir une dotation globale supérieure à 100 M€. De quoi surmonter les quelques difficultés posées par le Fair-Play Financier…

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