Interviews interview christophe rousseau sportem

Publié le 7 mars, 2017 | par Anthony Alyce

« La plupart de nos exposants parviennent à négocier plusieurs milliers d’euros de commandes via leur présence au salon »

Ecofoot.fr a eu la chance cette semaine de s’entretenir avec Christophe Rousseau, Fondateur de l’agence 3ème Ligne et organisateur du Sportem, salon européen du marketing sportif. Au cours de l’entretien, nous sommes revenus sur la prochaine édition du Sportem qui se déroulera au Parc des Princes les 27 et 28 mars prochains tout en abordant l’importance pour les différents acteurs de l’industrie sportive de participer à de tels événements.

Comment avez-vous eu l’idée de lancer le Sportem ?

Je me rendais régulièrement dans des salons internationaux dans le cadre du développement des activités de l’agence 3ème ligne (gestion de marque et produits dérivés des ayants droit sportifs). J’y rencontrais alors de nombreux professionnels qui me demandaient pourquoi ce type d’initiatives n’existait pas en France.

Le projet a mis quelques années à murir puis nous avons lancé la première édition du Sportem en 2015. Au début, nous nous sommes concentrés sur notre cœur de métier, c’est-à-dire le merchandising. Lors de la première édition, 70% des exposants étaient des fournisseurs de produits dérivés.

Pourquoi avez-vous décidé d’organiser la troisième édition au Parc des Princes ?

Nous avons organisé les deux premières éditions à Lille car nous collaborons depuis une dizaine d’années avec le LOSC via 3ème Ligne. L’agglomération lilloise se situe au cœur d’une zone géographique intéressante pour nous. Nous avons ainsi pu faire venir assez facilement des interlocuteurs et visiteurs internationaux.

Toutefois, lors de l’organisation du Sportem 2016, nous avons accueilli un représentant du PSG qui nous a proposé d’organiser la prochaine édition au Parc des Princes. Nous pensons que l’organisation du salon à Paris permettra au Sportem de franchir un nouveau cap. Le business en France est concentré sur la région parisienne et l’agglomération est facile d’accès pour l’ensemble des interlocuteurs et visiteurs internationaux.

Combien d’exposants seront présents au salon ? Quels seront les secteurs représentés ?

Lorsque nous avons organisé la première édition du Sportem, nous avions en tête de faire évoluer rapidement le salon. Notre volonté est d’organiser un événement couvrant l’ensemble des sujets commerciaux des clubs sportifs.

Lors de la première édition, une majorité des exposants étaient issus du secteur des produits dérivés. Mais le ratio a diminué petit à petit. Lors de l’édition 2017, nous accueillerons environ 50 exposants et un peu moins de la moitié proviennent désormais du secteur du merchandising/licensing.

sportleads sportem

Cette année nous avons également eu la volonté de mettre en avant des sociétés proposant des services innovants et des start-ups spécialisées dans le digital.

Avez-vous un exemple de « success meeting » initié au Sportem et ayant débouché sur une collaboration ?

Nous avons plein d’exemples de ce type. L’an dernier, des clubs comme l’AS Monaco ou l’En Avant Guingamp, par exemple, ont signé des commandes importantes. Le Stade Toulousain, qui était en pleine restructuration l’an dernier, a également pris des contacts sur le salon qui ont abouti sur des collaborations.

Des clubs comme l’AS Monaco ou l’En Avant Guingamp, par exemple, ont signé des commandes importantes.Click to Tweet

Pour les exposants, une venue sur le salon leur permet de concentrer de multiples rendez-vous plutôt que de se déplacer auprès de chaque client. La plupart de nos exposants parviennent à négocier plusieurs milliers d’euros de commandes via leur présence au salon. Des prises de commandes qui permettent de rentabiliser directement leurs investissements.

Comment avez-vous choisi les thèmes qui seront abordés lors du cycle de conférences organisé en cette édition 2017 ?

L’organisation d’un cycle de conférences est une nouveauté que nous avions introduite lors de l’édition 2016 du Sportem. Pour réussir cette première, nous avions une nouvelle fois décidé de nous focaliser sur notre cœur de métier, c’est-à-dire le développement des recettes de merchandising/licensing pour un club de sport.




En cette édition 2017, les thèmes abordés seront plus variés et le format sera rallongé. On passe d’une demi-journée à une journée complète de tables rondes. Les conférences tourneront autour du sportbusiness et du sport-entertainment, sujet actuellement au cœur des préoccupations des clubs européens.

Dans le détail, on démarrera la journée par une table ronde sur le développement d’une marque sportive à l’international. On enchaînera par une conférence sur les similarités et les synergies à construire entre le secteur sportif et l’entertainment. Une troisième conférence sera organisée autour des thématiques du sport et du digital. Enfin, on conclura la journée par un focus sur l’eSport réalisé par le PSG.

Après avoir organisé deux éditions du Sportem à Lille, vous avez donc décidé de délocaliser le salon 2017 à Paris. Avez-vous d’autres projets de délocalisation à l’avenir ?

C’est un peu tôt pour se prononcer définitivement à ce sujet. Néanmoins, cela peut être une bonne idée de changer de lieu tous les deux ans. A l’horizon 2019, on pourrait ainsi envisager d’organiser le Sportem au sein d’une autre enceinte parisienne. Je pense éventuellement à l’Arena du Racing près de la Défense par exemple.




Nous sommes également sollicités en province, par les gestionnaires d’enceintes construites ou rénovées pour l’EURO 2016. Cela pourrait être une bonne idée d’organiser deux éditions à Lyon ou à Bordeaux. Toutefois, nous ne souhaitons pas organiser un salon franco-français. Nous voulons conserver voire renforcer notre dimension internationale. Nous avons alors besoin d’un lieu facile d’accès pour une cible internationale. Notre choix de localisation sera guidé par ce paramètre.

Avez-vous pour projet d’organiser une édition du Sportem à l’international ?

Aujourd’hui, c’est l’axe prioritaire de développement sur lequel nous travaillons. On souhaite exporter le Sportem. On veut le franchiser sur des territoires qui peuvent être intéressants et où on peut apporter un savoir-faire dans l’organisation de tels événements.

Actuellement, nous planchons sur une déclinaison du Sportem organisée en Russie pour 2018. Lors des deux premières éditions du Sportem, nous avons noué plusieurs contacts sur ce marché. Le pays va bientôt organiser la Coupe du Monde et il représente un marché à fort potentiel. Apporter une vision business sur un marché qui poursuivra sa croissance lors des années à venir a du sens pour nous.

Nous planchons sur une déclinaison du Sportem organisée en Russie pour 2018Click to Tweet

En parallèle du projet russe, nous étudions également la possibilité d’organiser une édition du Sportem en Asie. Nous avons notamment ciblé Singapour et Hong Kong comme localisation possible pour y organiser un Sportem à l’horizon 2019 ou 2020.

Combien de visiteurs sont attendus au Sportem pour cette édition 2017 ?

L’an dernier, nous avons accueilli autour de 450 visiteurs. D’après les premières statistiques que nous remontons, on devrait réellement franchir un cap pour cette édition 2017. Nous dépasserons à coup sûr la barre des 500 visiteurs. Et si la billetterie continue à tenir ses promesses, je pense que nous allons sensiblement nous rapprocher de la barre des 600 visiteurs.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le Sportem ou réserver votre place : http://sportem.fr/fr

Source photos : Sportem


A propos du contributeur / de la contributrice

Spécialiste des problématiques sport-business, j'interviens régulièrement pour différents médias sur des sujets liés à l'économie du football. Entrepreneur & Fondateur d'Ecofoot.fr



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