Jeux Paralympiques Paris 2024
Environnement / Social

J. Minier (CPSF) : « On croit fermement dans les vertus du sport comme un transformateur de représentation sociale des personnes en situation de handicap »

Photo Abaca - Icon Sport

Pour la première fois de son histoire, la France accueillera sur son sol les Jeux Paralympiques d’été à partir du 28 août prochain. Un événement qui va conférer une très forte hausse d’exposition, notamment médiatique, aux parasports mais qui doit également permettre d’accélérer dans la durée le développement de la pratique sportive des personnes en situation de handicap dans l’Hexagone. Jean Minier, Directeur des Sports du Comité Paralympique Sportif Français, revient sur certaines actions menées par le CPSF pour amplifier l’héritage des Jeux Paralympiques de Paris 2024 tout en dressant un état des lieux du développement des parasports en France. Entretien.

Les JOP de Paris 2024 auront-ils un effet bénéfique sur le développement des parasports en France ?

C’est une vaste question et il faut tenir compte de nombreux éléments pour pouvoir y répondre. Il y a tout d’abord les programmes qui ont été mis en place par les différents acteurs du sport français et qui portent déjà leurs fruits. On espère que les résultats vont perdurer bien au-delà des JOP de Paris 2024. Il ne faudra pas relâcher nos efforts pour maintenir cette dynamique. Puis il y a aussi le côté « magique » de Jeux Paralympiques d’été organisés en France pour la première fois. Il est difficile de prévoir l’ampleur de cet effet mais il est pourtant nécessaire de l’anticiper.

Plus concrètement, dans les changements déjà perceptibles, on note une forte montée en puissance des aides de l’Etat fléchées vers le sport paralympique de haut niveau à travers l’Agence Nationale du Sport. Depuis sa création il y a 7 ans maintenant, les moyens attribués aux sports paralympiques de haut niveau ont été multipliés par plus de 3. Et on en perçoit déjà les premiers effets sur le plan de la performance. Aux Jeux Paralympiques de Tokyo, nous avons réussi à doubler notre nombre de médailles par rapport à la précédente édition, passant ainsi de 28 à 55.

« Une France paralympique performante renforce la capacité d’attraction des disciplines auprès des jeunes générations et des futurs pratiquants »

On pourrait penser que c’est une aiguille dans une botte de foin et que ça ne répond pas aux évolutions majeures attendues en matière d’accès au sport pour les personnes en situation de handicap en France. Mais cela contribue tout de même à développer les parasports. C’est important en termes d’image. Une France paralympique performante renforce la capacité d’attraction des disciplines auprès des jeunes générations et des futurs pratiquants.

Hormis l’ANS, d’autres acteurs du sport français sont-ils fortement montés en puissance ces dernières années dans leur contribution au financement et au développement des parasports ?

J. Minier (CPSF) : « On croit fermement dans les vertus du sport comme un transformateur de représentation sociale des personnes en situation de handicap »
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