interview nicolas besombes
Interview

« Apprendre à maîtriser les codes culturels de l’esport »

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Lors des cinq dernières années, de très nombreux acteurs de l’industrie sportive se sont lancés dans l’aventure esport. Une incursion qui se résume, pour la plupart d’entre eux, au recrutement de quelques joueurs pour évoluer sur des titres de simulation sportive. Peu de clubs ou fédérations ont cherché jusqu’à présent à investir sur les jeux les plus populaires de la scène esport. Des jeux qui requièrent désormais des moyens importants pour obtenir des résultats à haut niveau. Nicolas Besombes, Vice-Président de France Esports, analyse les liens qui se sont construits entre monde sportif et écosystème esport depuis 2015. Entretien.

Au cours des dernières années, de nombreuses organisations sportives professionnelles – notamment des clubs européens de football – ont lancé leur propre section esport. Comment a été perçue cette incursion du monde du sport dans l’écosystème esport par les acteurs traditionnels du secteur ?

Au départ, il y a eu un peu de scepticisme. Historiquement, la pratique des jeux vidéo en compétition a longtemps été décriée et stigmatisée par certains élus politiques, institutions, médias traditionnels… Les principales institutions sportives avaient alors fermé la porte aux acteurs de l’esport lors des premières prises de contact, il y a 10-15 ans.

A partir de 2015, de plus en plus d’acteurs du sport ont commencé à suivre de près l’évolution de l’esport. Un rapprochement a alors pu s’opérer entre les deux univers. Ce soudain intérêt des acteurs du sport a alors suscité de la curiosité de la part des acteurs en place au sein de l’écosystème esportif. Assez rapidement, certains acteurs ont cerné les liens potentiels à construire avec leurs homologues du sport. Le secteur sportif peut apporter beaucoup à l’esport sur de nombreux sujets tels que la structuration de la discipline, la prévention de la santé, l’optimisation de la performance, l’intégrité des compétitions…

Aujourd’hui, la plupart des structures esportives de référence ont noué de solides liens avec l’industrie sportive. Même si les coopérations peuvent prendre des formes très variées. Par exemple, certaines structures accompagnent les clubs sportifs professionnels dans le lancement de leurs activités esportives. D’autres accueillent au sein de leur capital des investisseurs en provenance du monde du sport. Enfin, certaines équipes esportives vont chercher des compétences au sein de l’écosystème sportif en nommant un (ancien) athlète en tant que directeur sportif ou ambassadeur.

De l’autre côté, de nombreuses organisations sportives ont lancé leurs activités dans l’esport ces dernières années. Mais la plupart d’entre elles ont cherché seulement à se positionner sur des jeux provenant de leur propre univers. Ainsi, de nombreux clubs européens de football ont lancé leurs activités sur FIFA ou PES. C’est une porte d’entrée cohérente mais cela reste une stratégie très prudente ! Trop peu d’organisations sportives professionnelles ont cherché à investir sur les jeux les plus populaires de la scène esportive jusqu’à présent.

Quelles sont les bonnes pratiques à respecter pour réussir le lancement de ses activités dans ce nouvel écosystème ?

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