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Interview

« Co-construire les solutions pour le rugby professionnel français »

Romain Biard / Shutterstock.com

Alors que certains dirigeants de TOP 14 réclament ouvertement un effort financier de la part des joueurs pour aider les clubs à traverser cette période difficile ; les négociations au sujet d’une éventuelle baisse des rémunérations des rugbymen professionnels sont toujours en cours. Robins Tchale-Watchou, Président du syndicat Provale, tient à rappeler l’importance de trouver des solutions globales et collégiales pour limiter au maximum les impacts économiques de cette crise sur le rugby professionnel français.

Dernièrement, plusieurs présidents de TOP 14 ont appelé les rugbymen professionnels à consentir à une baisse significative de salaire en cette période de crise. A l’image de Mohed Altrad qui s’est dernièrement exprimé dans Midi Olympique. Êtes-vous favorable à une baisse générale des rémunérations des rugbymen professionnels – allant au-delà des dispositifs d’activité partielle – durant cette période sans compétition ?

Conscients de la crise que nous traversons, les joueurs de TOP 14 et de PRO D2 ont voté à l’unanimité il y a trois semaines le principe de faire un geste pour aider les clubs à affronter cette situation difficile. Après ce premier vote, une commission paritaire dans le cadre du dialogue social a été mise en place. Avec l’UCPR et Tech XV, nous avons acté la semaine dernière la méthodologie des discussions à venir. Une chose est de dire que notre écosystème est en souffrance. Une autre est de définir les mesures à prendre en tenant compte de tous les enjeux.

Lors de la prochaine réunion de la commission paritaire, qui se tiendra le 14 avril prochain, nous allons ouvrir concrètement les discussions. Nous souhaitons alors mettre sur la table des négociations l’ensemble des mécanismes qui permettront à notre écosystème d’affronter cette crise. Bien entendu, la question des rémunérations des rugbymen professionnels sera abordée. Mais nous comptons également évoquer tous les autres dispositifs permettant aux clubs professionnels d’atténuer les effets de cette période difficile. Y compris les mesures déjà prises par les pouvoirs publics. Par exemple, il est important d’aborder la durée du maintien du régime d’activité partielle. Toutes les parties prenantes doivent faire des efforts pour permettre à notre écosystème de subsister.

Enfin, cette négociation doit impérativement se tenir dans un cadre global et national. C’est le choix des joueurs et il est impératif de le respecter. Les joueurs veulent des mesures uniformes, collégiales et appliquées par tous. Cela permet notamment de protéger les intérêts des plus fragiles d’entre eux. Ces négociations doivent donc nous permettre de fixer des seuils au-delà desquels les clubs ne pourront pas aller. C’est le sens de notre démarche.

Etant donné les sorties médiatiques de ces derniers jours, ne craignez-vous pas que certains présidents outrepassent le dialogue social pour imposer une baisse de salaire à leurs joueurs selon leurs conditions ?

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