Finalistes des play-offs de Nationale 1 au printemps dernier, les Mulhouse Mustangs nourrissent l’ambition de rejoindre à terme l’Élite 2. Pour se rapprocher des standards de l’échelon supérieur, le club alsacien a fait de la digitalisation et de l’intelligence artificielle des leviers de professionnalisation. Des tâches administratives au recrutement des joueurs, les premiers usages sont déjà nombreux. Mais ils s’inscrivent dans une démarche progressive, structurée et surtout attentive à la protection des données. Décryptage.

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« Nous en sommes venus au sujet de l’IA avant tout par nécessité. » Voilà comment Arnaud Juston, Membre du Directoire des Mulhouse Mustangs en charge de la stratégie de développement commercial et de la digitalisation, nous explique pourquoi le club alsacien a pris le virage IA au cours des derniers mois.
Il faut dire que l’intelligence artificielle apporte des réponses particulièrement précieuses à des clubs confrontés à des problématiques de budget contraint, de ressources humaines limitées ou encore à la difficulté croissante de mobiliser les bénévoles. Au niveau administratif, la structure des Mulhouse Mustangs ne compte qu’un seul salarié à temps plein et trois alternants – même si le club s’appuie sur des prestataires pour sa communication en faisant appel à l’agence WA Publicité ou encore sa comptabilité. Dans ce contexte, chaque heure économisée sur des tâches (chronophages) peut être réallouée au développement du club.
« L’idée, c’est de pouvoir bien faire avec peu en termes de moyens. C’est là où l’IA nous permet de rationaliser notre budget » nous éclaire Arnaud Juston, par ailleurs fondateur de Grune Berg, cabinet accompagnant de nombreuses PME dans leur transformation numérique et l’utilisation de l’IA.
Le club ne s’est néanmoins pas lancé précipitamment en branchant des outils d’IA générative sur une organisation éclatée. Il s’est attelé au préalable à bâtir un environnement numérique cohérent en fonction de ses besoins et de sa taille. Les Mustangs ont ainsi adopté la suite Microsoft 365 – dont SharePoint – pour centraliser les documents, sécuriser leur stockage et faciliter le travail collaboratif. Sellsy est utilisé comme CRM tandis que le club s’appuie sur Billetweb comme outil de billetterie. Enfin, Pennylane a été choisi comme logiciel comptable.
Le choix de ces outils majoritairement français répond à une préoccupation concernant la localisation des données. Leur capacité à communiquer grâce à des connecteurs et des API constitue un autre critère déterminant.
« Cette première étape nous a permis de sortir du ‘’royaume d’Excel’’ et des innombrables documents partagés » nous fait savoir Arnaud Juston. Elle est également indispensable pour tirer véritablement parti de l’IA. Car la qualité d’une réponse dépend moins de la quantité d’informations transmises que de leur organisation. « Si la donnée n’est pas centralisée et hiérarchisée, les réponses de l’IA ne vont pas être au niveau attendu. Ce n’est pas parce qu’on envoie un énorme bouquin de données à l’IA qu’elle sera pertinente dans la tâche exécutée » prévient Arnaud Juston.
Des gains immédiats sur les tâches business et administratives
