Conserver la deuxième affluence de Ligue 1 tout en améliorant la performance économique de chaque rencontre : telle est l’ambition de l’Olympique Lyonnais en cet exercice 2026-27. Pour y parvenir, le club affine sa politique tarifaire, lutte contre les sièges inoccupés et ne cesse d’investir dans ses outils digitaux. Une bonne recette qui devrait aider l’OL à maintenir ses fortes affluences. Décryptage.

Corentin Tolisso lors de la victoire de l’OL face au SRFC au Groupama Stadium. Photo : Icon Sport
49 848 spectateurs. C’est très exactement l’affluence moyenne enregistrée l’an dernier par l’Olympique Lyonnais au Groupama Stadium en Ligue 1. Le club rhodanien compte bien, à minima, atteindre les mêmes statistiques en cette saison 2026-27. « Notre objectif pour cette saison est avant tout de conserver ce rang de 2ᵉ affluence moyenne de Ligue 1 » nous précise Thibaut Chatelard, Senior Vice President Marketing & Revenue de l’Olympique Lyonnais.
En revanche, l’OL ne se fixe aucun objectif précis de taux de remplissage – ce dernier a culminé à 86% l’an dernier en L1 – en raison du nombre important de facteurs pouvant faire évoluer cet indicateur : jauge commercialisable, nombre d’abonnés, programmation des rencontres… « L’enjeu n’est pas de remplir le stade à tout prix. Nous cherchons le meilleur équilibre entre la maximisation de nos revenus, en particulier de notre marge nette, et l’ambiance dans le stade, essentielle pour soutenir l’équipe » explique Thibaut Chatelard.
Cette recherche d’équilibre se retrouve dans la construction tarifaire. « Notre priorité est désormais la cohérence entre l’abonnement et la billetterie matchday » énonce Thibaut Chatelard. L’engagement sur la saison doit alors rester l’offre la plus avantageuse pour les fidèles. Les tarifs à l’unité s’articulent autour de cette promesse, avec un écart de prix justifié et compréhensible.
Concernant la tarification à l’unité, chaque rencontre est classée selon son jour, son horaire, l’enchaînement des réceptions, les vacances scolaires et l’attractivité de l’adversaire pour définir la grille initiale. Puis, une tarification dynamique est appliquée par catégorie de places. Une zone se vend plus vite que prévu ? Les prix peuvent augmenter. Une autre reste en retrait ? Des leviers commerciaux sont activés, en préservant la valeur de l’abonnement.
La lutte contre le no-show constitue un autre pilier de la stratégie du club. « Un siège vide, même s’il a été payé, ne génère aucun revenu annexe : restauration, boissons, merchandising, parking » rappelle à juste titre Thibaut Chatelard pour préciser les enjeux.
Photo : Thibaut Chatelard
L’OL a alors su mettre en place des dispositifs en fonction des typologies de public. Les abonnés grand public disposent d’une plateforme officielle de revente en cas d’impossibilité d’assister à une rencontre. Pour les offres « Famille », les abonnements enfants, peuvent, selon la programmation, par exemple lors de matchs prévus le soir en semaine, être prêtés à des adultes.
Au niveau B2B, les commerciaux reçoivent les taux d’absence des clients entreprises pour adapter avec eux l’utilisation des places. Enfin les clubs partenaires de l’Academy, qui disposent d’un quota de places à l’année, font l’objet d’un bilan annuel : une distribution efficace peut ouvrir droit à des surclassements ou invitations en salon, tandis qu’un no-show élevé conduit à ajuster les contingents futurs.
Une organisation et des outils propices à l’innovation

