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Marketing

La Chine, un marché de plus en plus difficile à conquérir ?

Photo XPB / Icon Sport

Malgré son immense potentiel, le marché chinois reste difficile à apprivoiser pour les organisations sportives européennes et nord-américaines. Peu d’entre elles sont parvenues à générer de très importants revenus en développant leurs activités sur ce nouveau territoire. Et le contexte géopolitique pourrait les amener à prioriser temporairement d’autres marchés dans leur stratégie d’internationalisation. Eclairage.

« Jusqu’à présent, cela a été difficile. Cela prendra du temps. Notre pilote Zhou Guanyu devra sans doute bien performer avant d’attirer de nouveaux sponsors. » De manière très honnête et sans concession, Frédéric Vasseur, Directeur d’Alfa Romeo F1 Team, faisait le point au début du mois de juillet auprès de nos confrères d’Autosport sur le niveau d’activité commerciale enregistrée par l’écurie en Chine suite à la signature de Guanyu Zhou en cette saison 2022 – premier pilote chinois titulaire au sein de la discipline reine du sport automobile.

Compter dans ses rangs un athlète chinois de haut niveau ne suffit pas

Sur la cinquantaine de partenariats majeurs que compte l’écurie basée à Hinwil en Suisse, seulement deux sont originaires de Chine. Au mois de février dernier, Alfa Romeo F1 Team avait officialisé un premier accord avec la firme de produits laitiers AMX tandis que SenseTime – entreprise chinoise spécialisée dans l’intelligence artificielle – vient de s’engager avec l’écurie propulsée par Ferrari. Néanmoins, à en croire les mots de Frédéric Vasseur, ces premiers accords ne constituent que le frémissement d’un mouvement qui devrait s’amplifier à l’avenir. « Nous avons signé notre 2e partenariat avec une entreprise chinoise. C’est un bon pas en avant et j’en suis très content. Nous avons noué de très nombreux contacts en Chine et le travail commence à porter ses fruits. Même si je sais que cela sera un long process » poursuit ainsi le Team Principal de l’écurie suisse.

La signature d’un athlète chinois de premier plan ne suffit donc pas à générer automatiquement de nouvelles lignes de revenus en provenance de ce marché comptant plus de 1,4 milliard d’habitants. Alfa Romeo F1 Team n’est pas la première organisation sportive à en faire l’expérience. Malgré un impact médiatique retentissant et un effet buzz lors de sa signature – l’équipementier du club Kelme avait communiqué sur la vente de 10 000 maillots en Chine seulement un mois après son arrivée – le RCD Espanyol n’a pas réussi à développer significativement ses recettes dans la région suite au recrutement de l’international Wu Lei. Les revenus globaux de sponsoring du club ont oscillé ces dernières années entre 10 et 15 m€ – et sont même tombés à 5 m€ lors de la saison du club en Segunda División – dont seulement une infime partie en provenance de l’Empire du Milieu malgré la présence à sa tête d’un propriétaire chinois en la personne de Chen Yansheng. Des recettes qui sont à des années lumières des revenus engrangés par les principaux cadors de Liga alors que l’Espanyol n’a pas à rougir en matière d’audiences TV enregistrées en Chine par rapport au Real Madrid ou encore au grand rival catalan.

La NBA, l’exemple à suivre ?

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    Magazine N°88


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