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Interview

« Plus le football sera éco-responsable, plus il réaffirmera son utilité sociale »

PA Images / Icon Sport

L’industrie footballistique en fait-elle assez pour le climat ? Si les problématiques en lien avec la préservation de l’environnement ont été progressivement intégrées au fonctionnement des différentes organisations composant l’écosystème du ballon rond, le secteur peut en faire bien davantage en matière d’écologie. Ayant dernièrement publié un livre blanc sur le concept d’éco-supportérisme, Antoine Miche, Président de Football Ecologie France, livre ses analyses sur la prise en compte des enjeux environnementaux par les différents acteurs du football. Entretien.

Football Ecologie France a dernièrement publié un livre blanc sur l’éco-supportérisme. En quoi ce concept est-il important dans la prise de conscience des enjeux environnementaux par les acteurs du football ?

Depuis quelques années, les clubs, les instances sportives et les organisateurs d’évènements sportifs se tournent progressivement vers des stratégies de développement durable. Ils posent les fondements d’un sport plus responsable et encouragent de plus en plus toutes les parties prenantes à y contribuer. Néanmoins, leurs programmes et leurs actions incitent peu ou activent difficilement les supporters et les supportrices à agir de façon écologique. Le mot supporter ou supportrice se définit ici au sens large, à savoir une communauté incluant les joueurs, les pratiquants occasionnels, les abonnés de stade, les dirigeants de club et leurs équipes, les parents de licenciés, les bénévoles dans les clubs, les (télé)spectateurs, les e-gamers, les entreprises sponsors et les équipementiers, les fournisseurs, les collectivités… Ces « supporters » plus ou moins proches des clubs et souvent engagés dans des événements sportifs ont la possibilité de devenir des « éco-supporters » et ainsi de changer drastiquement la donne : devenir des acteurs majeurs de la transition écologique et solidaire du sport, de la société.

L’éco-supportérisme est donc un mouvement qui développe la proactivité citoyenne et écologique d’un « supporter » et lui permet d’agir sur sa propre pratique sportive mais aussi de contribuer significativement aux actions organisées par son club ou des institutions sportives. Ce mouvement d’éco-supportérisme vise logiquement à démultiplier l’impact positif des programmes et actions proposés par les clubs, instances et organisateurs d’événements. Plus les supporters seront des éco-supporters, plus les actions menées sur la transition écologique dans le sport seront massives et décisives. Notre livre blanc « Football et transition écologique : l’éco-supportérisme entre en jeu » sorti en mars s’adresse de facto aux personnes intéressées par le football et/ou l’écologie mais essentiellement aux décideurs des clubs, des collectivités, des instances et institutions du sport afin qu’ils développent des programmes et des actions dans lesquels leurs supporters et supportrices deviennent des éco-supporters.

Selon différentes enquêtes menées, les spectateurs de football se disent sensibles aux questions liées à la préservation de l’environnement. Mais, dans le même temps, ils sont relativement réticents à bousculer leurs habitudes de consommation pour mieux prendre en compte les questions climatiques. Comment expliquez-vous ce décalage ? Est-il propre au milieu footballistique ? Est-ce le rôle des clubs et des fédérations de faire converger paroles et actions en matière d’écologie ?

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