restauration stade
Interview

Faut-il internaliser la restauration au stade ?

Une poignée de clubs de Ligue 1 ont pris dernièrement la décision de réinternaliser la gestion de la restauration grand public au sein de leur enceinte. Un choix dicté par la volonté d’améliorer « l’expérience spectateur » mais qui ne garantit pas forcément une hausse des profits. Benoît Wantz, Consultant en Restauration Rapide pour la société Izigo, nous éclaire sur les bonnes pratiques à mettre en place pour réussir l’internalisation de la restauration grand public.

Quel est l’intérêt pour un club de football de récupérer la gestion de sa restauration grand public lors des jours de match ?

Je vous propose un petit rappel historique pour mieux comprendre la situation. Jusqu’à la fin des années 90, la restauration grand public était la plupart du temps assurée en interne par les clubs qui bénéficiaient de la souplesse du statut associatif. Depuis leur passage en SASP précédé de la mise en place de la loi Evin interdisant la vente d’alcool dans les stades, ils ont concédé l’exploitation des buvettes à des prestataires externes. Cela permettait de disposer d’une redevance fixe sans les contraintes de gestion d’une activité très chronophage. En outre, avec l’explosion des indemnités de transferts et l’éclosion des droits TV, elle était devenue marginale dans le chiffre d’affaires des clubs.

Or, la dernière étude commandée en 2017 par la LFP sur l’Expérience Stade a démontré que l’item -restauration- faisait partie des axes d’amélioration prioritaires. En forçant un peu le trait, dans beaucoup de stades en France, on patiente de longues minutes pour acheter des frites insipides accompagnées d’une bière sans alcool. Le tout à un tarif exorbitant et en ayant raté l’entame de la seconde mi-temps.

Les raisons sont multiples et tiennent souvent aux conditions économiques du contrat de concession des buvettes. Pour en faire une affaire rentable, certains prestataires appliquent de fortes marges sur les produits vendus. Les abonnés du club se détournent progressivement de l’offre proposée car manger dans le stade leur reviendrait parfois plus cher que le prix de leur place. Dépités, ils privilégient les vendeurs ambulants ou les fast-foods situés en-dehors de l’enceinte. Le consommateur de la restauration grand public devient donc le spectateur occasionnel pour qui manger dans le stade fait partie du budget de la soirée.

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