Economie

Liga Iberdrola : une croissance économique qui suscite des tensions

liga iberdrola
Christian Bertrand / Shutterstock.com

Le championnat de D1 féminine espagnole, la Liga Iberdrola, ne cesse d’enregistrer des bonnes nouvelles sur le terrain économique. Une croissance qui suscite quelques crispations au sujet de sa gouvernance.

La Liga Iberdrola a-t-elle le vent en poupe ? Le championnat de D1 féminine espagnole a enregistré une excellente nouvelle en cette journée internationale des droits des femmes. Le média ibérique Mediapro s’est emparé des droits TV domestiques de la compétition pour la période 2019-22 contre un investissement de 9 M€ a ainsi annoncé Rubén Alcaine, patron de l’ACFF (Asociación de Clubes de Fúbtol Femenino), entité chargée d’administrer le football féminin en Espagne.

Ainsi, le groupe espagnol déboursera 3 M€ par saison pour retransmettre les rencontres de Liga Iberdrola à compter de la saison prochaine. Cela constitue une étape importante de franchie pour le football féminin espagnol. Jusqu’à présent, les diffuseurs ne déboursaient pas le moindre euro pour diffuser en direct les matchs.

Selon les premiers éléments communiqués par Mediapro, trois matchs devraient être diffusés en direct lors de chaque journée. Une rencontre sera réservée à une diffusion en clair, probablement sur la chaîne GOL. Les deux autres matchs seront retransmis sur une chaine payante, même si son identité n’est pas encore connue.

Tensions autour de l’administration de la Liga Iberdrola

Après avoir réussi à négocier au mieux les droits audiovisuels de la compétition, l’ACFF va désormais s’attaquer à la question du naming de la compétition. Un dossier sensible pour le développement du football féminin. Jusqu’à présent, Iberdrola verse quelques… 4 M€ par saison pour sponsoriser la compétition. Mais la société énergétique espagnole n’a pas encore confirmé son intention de poursuivre la collaboration même si elle a régulièrement manifesté sa satisfaction concernant le partenariat.

Autre sujet bien plus sensible à régler pour le football féminin espagnol : la question de sa gouvernance. Face au développement économique important affiché par la compétition ces dernières années, la RFEF souhaiterait récupérer les commandes de la gestion de la compétition. A ce titre, la fédération espagnole a dernièrement proposé un plan visant à remodeler les compétitions de football féminin pour favoriser son essor.

Un plan qui a été rejeté en bloc par les différentes équipes de D1 féminine. 14 des 16 équipes de l’élite espagnole ont refusé la proposition de la RFEF. Seule l’équipe féminine du FC Barcelone et de l’Athletic Bilbao – deux équipes qui ont dominé le championnat au cours des dernières saisons – sont prêtes à aller plus loin avec la fédération espagnole.

Les autres formations de Liga Iberdrola préfèrent un statu quo, en poursuivant leur auto administration, sous l’égide de l’ACFF. Une structure plus ou moins chapeautée par… LaLiga, autorité administrant le football professionnel masculin. Parmi les sujets de tension avec la RFEF : la mise en place de contraintes trop drastiques – salaire minimum réhaussé, mise en place d’un quota de joueuses professionnelles… – qui condamnerait les structures indépendantes, non-adossées à un club masculin professionnel.

Les prochaines discussions promettent d’être tendues entre la RFEF et l’ACFF…

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