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Economie

Se dirige-t-on vers les 30 glorieuses du football féminin européen ?

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Grace à une conjonction de facteurs économiques, politiques et sociétaux, le football féminin d’élite est entré ces dernières années dans un puissant cycle de croissance, lui permettant d’enclencher un mouvement de professionnalisation dans un certain nombre de pays. Une dynamique de fond que la crise sanitaire ne devrait pas contrarier. Une croissance qui va néanmoins nécessiter de faire des choix difficiles à court terme. Eclairage.

8 M£ par saison ! C’est le montant qu’atteindront les droits TV de la Women Super League à compter de cette saison 2021-22. Les deux opérateurs – Sky et BBC – ont accepté de verser une somme globale à hauteur de 24 M£ pour retransmettre les rencontres de D1 anglaise sur la période 2021-24.

Des contrats en nette hausse

Si ce montant parait anecdotique par rapport aux droits TV domestiques encaissés par la Premier League – qui s’élèvent à plus de 1 Md£ par saison – il illustre néanmoins une réelle hausse d’intérêt témoignée par les diffuseurs britanniques à l’attention de la WSL. Des diffuseurs qui ont certainement été convaincus par les audiences incroyables enregistrées par la sélection des Three Lions lors de la Coupe du Monde 2019 – la demi-finale face aux Etats-Unis a rassemblé 11,7 millions de téléspectateurs sur la BBC !

 « Quand on étudie l’évolution des compétitions professionnelles, les droits TV constituent un élément moteur dans la croissance de revenus. C’est un grand pas en avant réalisé par la WSL » commentait ainsi en mars dernier Kelly Simmons, Directrice du Football Professionnel Féminin au sein de la Fédération Anglaise (The FA), lors d’une intervention auprès de nos confrères du Guardian.

Alors que les clubs de D1 anglaise ont anticipé cette nouvelle manne financière pour étoffer leur effectif – plusieurs stars américaines ont débarqué en WSL pour des piges à l’image d’Alex Morgan à Tottenham ou encore de Rose Lavelle à Manchester City durant la saison 2020-21 – les droits TV du football féminin ont également connu une réelle inflation dans d’autres pays européens. En Espagne, Mediapro s’est engagé à verser 3 M€ par saison pour acquérir les droits TV domestiques de la Primera Division sur la période 2019-22. En France, Canal + a acquis les droits audiovisuels de la D1 Arkema pour la période 2018-23 contre un investissement global de 6 M€ – soit 1,2 M€ par saison. Tout en garantissant une belle exposition à la compétition sur ses antennes – avec l’affiche OL – PSG plusieurs fois diffusée en prime time sur sa chaîne premium.

L’inflation des contrats individuels perceptible au sein du football féminin gagne également les compétitions internationales. Canal + et TF1 ont ainsi dernièrement sécurisé les droits TV de l’EURO féminin 2022 contre un investissement de 13 M€. De son côté, la BBC a accepté de verser 10 M£ pour obtenir les droits de diffusion de cette même compétition au Royaume-Uni. Et l’UEFA a dernièrement décidé de centraliser la commercialisation des droits TV de l’ensemble des rencontres de la Women’s Champions League – par le passé la fédération européenne ne s’occupait que de la vente des droits TV de la finale de la compétition.

Les compétitions féminines désormais perçues comme des actifs commerciaux à part entière

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