Economie

Ligue 2 : classement des budgets 2018-19

classement budget ligue 2 2018-19
Ecofoot.fr

A l’image de la Ligue 1, de gros écarts commencent à apparaître entre les cadors de L2 et les petits poucets du championnat. Des différences de budget qui en réalité traduisent des disparités importantes de fonctionnement. Assurément, l’écart sportif ne sera pas aussi grand sur les terrains.

13,4 M€. C’est le budget moyen d’un club de Ligue 2 pour cet exercice 2018-19. Un montant qui est tout de même en hausse de 5,5% par rapport à la saison dernière. Une croissance non-négligeable alors que le championnat n’est pas entré dans un nouveau cycle de droits TV.

Et, pour la première fois de son histoire, le championnat de Ligue 2 comptera deux clubs présentant un budget équivalent ou supérieur à 30 M€. Alors que le RC Lens était la seule formation de L2 à franchir cette barre symbolique au cours des dernières saisons ; le club artésien sera accompagné par le FC Metz en cet exercice 2018-19.

RC Lens : un cas atypique

Néanmoins, le budget de fonctionnement des Sang et Or est trompeur. Car, en raison des infrastructures exploitées, le RC Lens supporte des coûts de fonctionnement digne d’un club de Ligue 1. La formation du président Oughourlian doit notamment intégrer à son compte de résultat une charge de l’ordre de 10 M€ par saison pour le fonctionnement de son centre de formation et l’exploitation de son enceinte sportive.

Si le budget mis à disposition du club semble conséquent, l’intégralité de l’enveloppe n’est pas consacrée au secteur sportif. Alors que la masse salariale est un critère bien plus fiable pour juger des forces en présence au sein d’un championnat, le RC Lens n’a consacré en 2016-17 « que » 15,8 M€ en salaires sur un budget de fonctionnement estimé à 34,2 M€. Soit un ratio de 46% alors que la moyenne du championnat se situe aux alentours de 58% !

FC Metz : véritable épouvantail de L2 ?

Avec son budget de 30 M€, le FC Metz pourrait alors faire office de grandissime favori. Grâce notamment à la vente de Niakhaté et aux revenus parachutes de droits TV liés à sa descente en L2, le club lorrain a ainsi pu atteindre cette barre symbolique concernant son budget de fonctionnement.

Néanmoins, un tel montant ne garantit pas obligatoirement la montée. Outre le cas atypique du RC Lens, le championnat de L2 présente une corrélation moins forte entre résultats et revenus consacrés au secteur sportif (masse salariale notamment). Ainsi, l’an dernier, avec seulement le 12ème budget de L2, Nîmes Olympique est parvenu à monter en L1.

Enfin, si la mise à disposition d’un gros budget n’assure pas la montée automatique en L1 ; en revanche, les plus petits budgets de L2 se retrouvent régulièrement en danger. Disposant l’an dernier du plus petit montant, le club de Quevilly Rouen Métropole n’a pas réussi l’exploit de se maintenir. Béziers est prévenu !

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