Devenue le premier partenaire majeur de la Ligue Féminine de Football Professionnel pour trois saisons, MGEN entend mobiliser les clubs contre le décrochage sportif des adolescentes. Un engagement qui associe sensibilisation, formation et amélioration des conditions de pratique avec la ferme volonté d’évaluer le partenariat à l’aune de son impact sociétal. Eclairage.

Trophée de joueuse du match remis à Melchie Dumornay lors d’OL Lyonnes – Paris FC – Photo : Icon Sport
Lutter contre le décrochage sportif des adolescentes. C’est l’objectif numéro 1 que poursuit MGEN en s’associant à la Ligue Féminine de Football Professionnel (LFFP). Officialisé début septembre, cet engagement traduit une conviction forte de la mutuelle : le sponsoring peut contribuer à agir sur les obstacles qui éloignent les jeunes filles des terrains. « C’est à la fois un enjeu de santé, d’égalité et d’émancipation » clame Clotilde Truffaut, Déléguée Nationale de MGEN.
Les chiffres avancés par la mutuelle donnent la mesure du problème. Selon un rapport de l’UNESCO de 2024, une jeune fille sur deux dans le monde abandonne le sport avant ses 15 ans, soit un taux six fois plus élevé que celui des garçons. Autre donnée parlante : selon une étude MGEN-Kantar de janvier 2026, 45,2% des adolescentes qui interrompent leur pratique le font contre leur volonté. Le regard des autres, les transformations corporelles insuffisamment prises en compte et des conditions de pratique inadaptées figurent parmi les principaux facteurs identifiés.
Pour agir, MGEN mise sur la capacité du football féminin à toucher les adolescentes et leur entourage. « Le football professionnel féminin nous donne une puissance d’action exceptionnelle : il rassemble, il progresse rapidement et il bénéficie d’un maillage territorial très fort » souligne Clotilde Truffaut. Le maillage territorial représenté par les 24 clubs d’Arkema Première Ligue et de Seconde Ligue et les passerelles avec l’ensemble du football féminin français comptant désormais plus de 251 000 licenciées sont des arguments qui ont compté dans le choix de MGEN de s’engager auprès de la LFFP.
« Nous construisons une alliance pour transformer les conditions de pratique et faire rester les filles dans le sport » insiste Clotilde Truffaut. Cette ambition explique l’engagement sur trois saisons. La durée doit permettre d’expérimenter, d’observer les progrès puis d’ajuster les dispositifs. « Un changement sociétal ne se mesure pas en quelques mois » fait remarquer Clotilde Truffaut.
MGEN, une volonté d’embarquer tout l’écosystème
